Bienvenue sur ce blog !

Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

Puisque nous sommes tous responsables de la foi des autres, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Nous pourrons ainsi nous enrichir de la réflexion des autres.







vendredi 12 août 2016

20ème dimanche ordinaire C - 14 août 2016

Vive les olympiades de la foi !
 
 


Rio a beau être éloigné, nul n’ignore que s’y déroulent en ce moment les jeux olympiques d’été. Peut-être y a-t-il même parmi vous des veilleurs, attendant avant impatience la retransmission en direct des épreuves auxquelles participent vos champions favoris. Si j’en parle ce matin, c’est parce que l’auteur de la lettre aux Hébreux utilise l’image du sport pour nous inviter à renouveler notre vie de foi. Nous pourrions, en cette année olympique, décider de vivre quelque chose de l’esprit de ces jeux, non pas pour nous opposer les uns aux autres, ni même mesurer notre foi, mais pour vivre notre foi comme une grande épreuve, une course d’endurance, ou une épreuve de lutte pour reprendre la lettre aux Hébreux. 
 
Les sportifs, j’entends par là ceux qui ne se contentent pas de transpirer devant un écran ou dans les gradins d’un stade, les sportifs pratiquants donc, savent que nul ne devient champion sans effort. Il faut bien du travail, de la persévérance, de l’abnégation et une dose de sacrifice pour arriver à se dépasser, pour être le meilleur. Le sport a cette capacité de nous pousser dans nos retranchements, de nous faire dépasser nos limites, pour aller plus vite, plus haut, et être le plus fort, selon la devise des jeux olympiques modernes : Citius, Altius, Fortius. Cette devise n’est d’ailleurs pas de Pierre de Coubertin, mais de son ami et conseiller Henri DIDON, prêtre dominicain, proviseur d’un lycée catholique. Il l’a fait broder sur le drapeau de son école pour encourager ses élèves à se dépasser à l’occasion de rencontres sportives qui opposaient les élèves du lycée catholique à des élèves des lycées publics. Ces trois mots : Citius, Altius, Fortius, sont une invitation à donner le meilleur de soi-même et vivre ce dépassement comme une victoire. Il ne s’agit pas d’être le premier toujours, mais bien de cheminer vers ses limites et tendre vers l’excellence (Wikipédia). Une attitude que ne renierait en rien l’auteur de la lettre aux Hébreux. 
 
Débarrassés de ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien –, courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus. Tout est là : citius : courons ; altius : débarrassés de ce qui nous alourdit ; fortius : avec endurance. Mais l’épreuve dont il parle n’est pas une course dans un stade, c’est l’épreuve de la foi. Citius : aller plus vite, courir vers le Christ, parce qu’il y a urgence à se convertir, urgence à faire le choix du Christ ; Jésus nous le rappelle lui-même dans l’évangile. Il exprime bien son impatience à voir se réaliser le salut de tous : Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !  Altius : comment nous élever vers Dieu si le péché nous retient au sol, plongés dans notre fange ? Il nous faut viser plus haut, porter notre regard au-delà de nos envies terrestres, pour nous élever vers la volonté de Dieu pour nous. Il faut faire fondre la graisse de nos péchés mignons et garder nos yeux fixés sur Jésus, lui qui a été élevé sur la croix pour nous conduire à Dieu. Si nous ne gardons pas en ligne de mire Jésus, mort et ressuscité, qui siège à la droite du trône de Dieu, nous nous effondrerons lamentablement. Oui, notre regard doit être levé vers le Christ, levé vers ces réalités d’en-haut auxquelles nous sommes destinés. Fortius : être toujours plus forts, ne pas se relâcher. Nous savons bien que, dans la vie de foi, si on s’installe, on retombe. La lutte contre le péché n’est jamais finie. Si nous ne sommes pas attentifs, si nous ne sommes pas comme l’homme fort dont parle Jésus dans une de ses paraboles, l’adversaire survient et envahit notre maison. Nous devons vivre dans la force de Dieu, la force de l’Esprit Saint, pour vaincre dans ce combat spirituel. 
 
A ceux qui se décourageraient en chemin, trouvant qu’aller plus vite, plus haut et être toujours plus fort, c’est irraisonnable, je voudrais rappeler cette autre devise olympique qui n’est pas non plus de Pierre de Coubertin, mais d’Ethelbert TALBOT, évêque de Pennsylvanie : l’essentiel n’est pas de gagner mais de participer. Il a utilisé cette formule dans son homélie lors de la messe olympique des jeux de Londres en 1908 (Wikipédia). C’est une autre belle devise pour ceux qui s’engagent dans une vie spirituelle, parce qu’elle nous rappelle que la victoire, c’est le Christ seul qui nous l’obtient. Mais nous devons participer à sa vie, participer à la lutte contre le Mal, dès ici et maintenant. Et lorsque nous tombons, eh bien nous nous relevons, et nous recommençons à aller plus vite, plus haut, plus fort, participant encore et toujours à la vie du Christ, l’essentiel de notre existence, lui qui est à l’origine et au terme de la foi. En cet été olympique, engageons-nous dans une olympiade de la foi, non pour gagner une médaille, mais la vie éternelle. Amen.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire