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vendredi 3 juin 2011

07ème dimanche de Pâques A - 05 juin 2011

L'Eglise vit de la force de la prière.

Jésus est parti. Et maintenant, que se passe-t-il ? Rien d’extraordinaire : les disciples attendent la réalisation des promesses de Jésus : le don de l’Esprit Saint, son retour dans la gloire. Ce dernier dimanche de Pâque est marqué par une attitude toute croyante qu’un mot semble résumer ; ce mot est présent dans chaque lecture entendue, soit directement, soit en filigrane : la prière.

Le livre des Actes est plutôt sobre mais clair : les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent du Mont des Oliviers à Jérusalem qui n’est pas loin… d’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière… Cette prière, c’est d’abord celle du sabbat ; les Apôtres sont Juifs, ils appartiennent au peuple que Dieu s’est choisi ; ils en respectent les principes, fidèlement. Sans doute peut-on voir aussi dans cette fidélité à la prière, le souvenir fort de Jésus lui-même, qu’ils ont vu si souvent en prière, même tard le soir ou tôt le matin, et le souvenir sans doute plus fort encore de l’enseignement de Jésus sur la prière et d’une promesse qu’il leur a faite un jour : là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. Au moment où ils se retrouvent seuls, dans l’attente du retour du Christ dans la gloire, dans l’attente aussi du don de l’Esprit Saint, comment ne pas vivre de cette simple présence de Jésus, dans la prière de son Eglise ? Ils sont tous là, les Apôtres de Jésus, augmentés de la famille de Jésus, les quelques femmes qui l’ont suivi et Marie, sa Mère. La prière est ce qui unit ces hommes et ses femmes ; la prière est au centre de leur mission, comme elle a été au cœur de la mission de Jésus, lui qui n’a rien fait sans son Père avec qui il ne faisait qu’un. C’est encore dans la prière que l’Eglise peut aujourd’hui trouver sa force et le courage de la mission quelquefois difficile dans un monde qui peut ne plus lui sembler favorable.

La jeune communauté expérimente ainsi ce que le psalmiste a si souvent vécu : seule la prière peut faire traverser sereinement l’épreuve, nous rendant sûrs que Dieu est toujours avec nous : le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrais-je craindre ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? Que la vie soit belle et facile ou que nos jours soient sombres et lourds à porter, nous pouvons toujours chercher la face de Dieu dans notre vie. La prière fidèle renforce notre désir d’habiter la maison du Seigneur tous les jours de notre vie. N’est-ce pas là le but de la prière des Apôtres : être en communion avec celui qui les a enseignés et leur a fait découvrir le Père ?

Dans la deuxième lecture, Pierre nous fait faire un pas de plus en demandant à tout croyant qui souffre du fait d’être chrétien de rendre gloire à Dieu à cause de ce nom de chrétien. Il n’y a rien de plus grand, ni de plus beau que d’être associé en tout au Christ, lui qui a livré sa vie pour nous. Nous sommes associés au Christ par notre prière fidèle et fervente ; mais nous lui sommes aussi associés lorsque nous souffrons d’être chrétiens. Jésus lui-même n’a-t-il pas proclamé bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de son nom ? La foi, notre foi, est quelquefois mise à l’épreuve : c’est une occasion d’une plus grande proximité, d’une plus grande identification au Christ Sauveur. Si on nous fait souffrir à cause de notre foi, c’est parce que nous sommes en communion avec le Seigneur. Certains voudraient vivre sans Dieu ; ne pouvant le chasser, ils chassent ceux et celles qui croient en lui. Ce qu’ignorent les persécuteurs, c’est que l’union des idèles à Dieu les rend plus forts et leur donne déjà part à la victoire du Christ sur le Mal.

La page d’Evangile que nous avons entendu nous livre alors le témoignage de la prière de Jésus lui-même, au cours du dernier repas avec ses disciples, avant qu’il ne marche vers sa mort. Sa prière nous livre le secret de sa force : je suis venu d’auprès de toi… et moi je viens vers toi. Voici l’axe de la vie de Jésus : il est de Dieu et il retourne à Dieu. Tout ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, il l’a fait au nom de ce Dieu d’auprès de qui il est venu ; tout ce qu’il va vivre encore dans les heures à venir, il le vivra pour s’en retourner auprès de ce Père qu’il n’a cessé de révéler aux hommes. Réécoutant cette prière de Jésus après Pâques, la résurrection de Jésus nous apparaît bien, dès lors, comme la réponse du Père à la prière de Jésus. Le croyant a raison de se tourner vers Dieu ; il est entendu, il est exaucé. De même que Jésus, au final, a été préservé du Mauvais, de même, le croyant qui se tourne vers Dieu peut-il être libéré du Mauvais.

Habiter la maison du Seigneur tous les jours de notre vie : n’est-ce pas un beau projet de vie pour quiconque connaît Jésus et croit en lui ? C’est une réalité possible pour celles et ceux qui vivent en communion avec lui, pour celles et ceux qui osent se tourner vers le Père et lui confier ce qui fait leur vie, dans une prière humble et désintéressée. Osons devenir un peuple en prière ; osons devenir des hommes et des femmes tournés vers Dieu en toutes choses. Osons confier à Dieu celles et ceux qui sont loin de lui, celles et ceux qui n’ont plus la force de se tourner vers lui. Nous n’y perdrons pas notre temps, nous serons vraiment l’Eglise qui intercède auprès de Dieu, nous y gagnerons notre bonheur et notre vie. Amen.




(Dessin de Coolus, Blog du lapin bleu)

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