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Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

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samedi 21 février 2015

01er dimanche de Carême B - 22 février 2015

Dieu fait alliance avec l'homme pour qu'il vive !





Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous. Après le déluge, c’est en ces termes que Dieu s’adresse à Noé et, à travers lui, à toute l’humanité. Pour bien comprendre cette déclaration de paix entre Dieu et l’humanité, il faut relire le début de l’aventure qui devait unir à jamais Dieu, le créateur et l’homme, sa créature. Le livre de la Genèse, dont ce passage est extrait, ne veut pas dire l’historicité des événements ; il vient en donner une interprétation religieuse, pour ne pas dire mystique. Et qu’apprenons-nous ? Que Dieu a créé le monde et tout ce qui y vit ; qu’il a placé l’homme au sommet de sa création ; que bien vite l’homme s’est laissé submerger par le mal ; que ce mal a fini par engloutir toute la terre. C’est bien ainsi qu’il nous faut comprendre le déluge. Non pas tant comme une punition divine, que comme le constat que l’homme s’est laissé submerger par le mal, à l’image de cette terre dévastée par les flots. Et lorsque le mal submerge l’homme, tout est détruit, dévasté de l’intérieur. Nous en avons eu assez de preuve depuis le début de l’année et jusqu’à ces jours derniers. Il n’y a pas besoin d’un déluge pour détruire l’humanité. La bêtise de l’homme y suffit amplement. 
 
Au milieu de ce mal qui prolifère, il en est un pourtant qui n’est pas comme les autres. Un qui semble avoir gardé le sens du bien et de la justice : Noé. Grâce à lui, l’humanité ne va pas à sa perte ; grâce à lui, quelque chose de neuf sera possible. Une nouvelle humanité sortira vainqueur du déluge ; une nouvelle humanité qui ne se laissera pas envahir par le mal. Il y a ainsi toujours quelqu’un qui peut sauver le tout ; quelqu’un qui, par sa fidélité à l’alliance première, permettra à la vie de gagner et de continuer son œuvre. Elle a bien raison la sagesse quand elle dit : qui sauve une vie, sauve l’humanité entière ! Un seul homme de bien peut en sauver beaucoup ; un seul homme de bien  peut faire triompher la vie ! 
 
L’alliance que Dieu conclut avec Noé est identique à l’alliance originelle : l’homme retrouve sa place prépondérante dans la création. Il lui revient de faire en sorte que la vie continue, Dieu s’engageant à ne plus laisser le mal détruire le monde comme ce fut le cas au moment du déluge. Un signe est donné pour rappeler cette alliance : un arc dans le ciel ! 
 
Lorsque bien plus tard, l’Apôtre Pierre relit cette histoire, il vient nous dire qu’elle annonçait un autre signe de Dieu : le sacrement du baptême, signe par lequel l’homme s’engage dans la voie du salut à la suite du Ressuscité. Avec cette différence toutefois que ce n’est plus un déluge d’eau qui sauve le monde, mais bien la mort et la résurrection du Christ, dont le baptême devient le moyen efficace d’y participer dans la foi. Celui qui est baptisé, affirme l’Eglise, est plongé dans les eaux de la mort pour en ressortir vivant, à la suite du Christ Sauveur, Christ Ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. Par le baptême, Dieu fait alliance, non plus avec l’humanité en général, mais avec chacun de ceux qui le demandent et qui accueillent dans la foi et dans la joie, le sacrement du salut. Il est donc nécessaire de s’engager personnellement envers Dieu, dans son Eglise. Il n’y a rien d’automatique dans le salut. Il ne suffit pas d’être bien né, il ne suffit même pas d’être bien catholique : il faut encore vouloir être sauvé et le montrer à travers une vie conforme à l’Evangile.
 
Revenons-en à l’alliance établie entre Dieu et les hommes. Que ce soit l’alliance avec Noé, ou plus tard celle avec Moïse, ou plus tard encore l’alliance dont nous participons en Christ, ce qui la caractérise, c’est ce mouvement en faveur de la vie. Dieu fait alliance avec l’homme pour qu’il vive, et qu’il vive heureux et libre, tant qu’à faire ! Cette seule constatation aurait dû préserver l’humanité de jamais charger Dieu de tous les maux de la terre. Le Dieu de la Bible n’a rien à voir avec un Dieu vengeur ; il n’a rien à voir avec ces dieux de la mythologie sans cesse entrain de jouer avec les hommes. Le Dieu qui fait alliance avec l’homme a choisi de faire de lui le partenaire de sa création. Il choisit de faire de l’homme son égal, lui qu’il a créé à son image et à sa ressemblance. Voilà quelque chose dont nous devrions nous souvenir, et pas seulement quand nous voulons partir en guerre ! Nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu ; en Jésus, nous sommes reconnus comme ses fils et ses filles. Nous avons donc une responsabilité particulière vis-à-vis du reste de la création. Nous avons une responsabilité particulière vis-à-vis de tout homme, et particulièrement de celui qui ne connaît pas encore le Dieu qui fait alliance, le Dieu qui invite à la vie. 
 
En proclamant notre foi, dimanche après dimanche, nous nous engageons dans cette alliance en faveur de la vie. Elle nous oblige à l’amour, elle nous oblige au pardon, elle nous oblige à la paix, en toutes circonstances. S’engager envers Dieu, avec une conscience droite, c’est faire progresser la vie, c’est faire régner la justice, c’est promouvoir le bien, c’est inventer les chemins du pardon. Ce sont les seuls chemins qui permettent à la vie de grandir et de s’épanouir. Ils seront notre traduction de l’Alliance que Dieu fait avec tout homme, pour qu’il vive à jamais. Amen.
 
(Dessin de Coolus, Blog du lapin bleu)

vendredi 18 avril 2014

Vigiles de Pâques - 19 avril 2014

Une nuit pour sentir le jour qui vient.




Nous venons de vivre un jour étrange, celui du samedi saint, jour pendant lequel il ne se passe rien. L’Eglise est prise par le silence après la mort de Jésus en croix. C’est le temps de l’abasourdissement, le temps du deuil. Et voilà qu’au soir de ce jour, nous nous réunissons pour cette célébration des vigiles. Une nuit nous est donnée pour sentir le jour qui vient en relisant la longue histoire de Dieu avec son peuple. Avec l’auteur du livre de la Genèse, nous pouvons dire : il y eut un soir, il y eut un matin. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le temps de la création. Notre parcours biblique commence nécessairement au temps des origines, lorsque Dieu fit jaillir notre monde de la nuit. Sur une parole de Dieu, le monde surgit des ténèbres. Peu à peu, jour après nuit, Dieu fait jaillir la vie. La puissance de Dieu se manifeste, son amour pour l’homme est dit dès l’origine puisqu’il fait l’homme à son image, à sa ressemblance. Quand l’homme vient au jour, c’est pour être comme Dieu, à l’identique. Nous sommes faits pour être partenaires de Dieu, vivants de et dans sa lumière. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le temps de la libération. Cet homme qu’il a créé, Dieu en prend soin, il se révèle  lui. Il en fait son peuple. Abraham, Isaac, Jacob : petit à petit s’écrit l’histoire d’amour de l’homme avec Dieu, avec ses hauts et ses bas. D’alliance en alliance, Dieu façonne son peuple, le guide à travers l’histoire, lui ouvre un avenir. Et voici ce peuple arrivé en Egypte, sous la conduite de Dieu, qui le préserve ainsi de la famine. Mais, le temps aidant, ce peuple favorisé par Dieu est ressenti comme une menace : il est soumis aux corvées de plus en plus dures. Et le peuple de Dieu souffre, il crie vers Dieu. Dieu entend et envoie son serviteur Moïse pour sortir le peuple d’Egypte. Par la force, Dieu sortira son peuple de la nuit de l’esclavage pour le mener au matin de la liberté. Quand l’homme est plongé dans les ténèbres de l’épreuve, Dieu le tire à la lumière de la libération. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le temps de la réconciliation. Ce peuple que Dieu a libéré, ce peuple auquel Dieu a donné une terre, une Loi, ce peuple s’est rebellé contre Dieu. Il a d’abord voulu être comme les autres peuples, alors qu’il était le peuple choisi par Dieu pour être son peuple particulier. Puis il s’est tourné vers d’autres dieux, plus exotiques, moins embarrassants, puisque ce sont des dieux qui ont une bouche mais qui ne parlent pas, des yeux mais qui ne voient pas, des oreilles mais qui n’entendent pas. En bref, des dieux bien pratiques qui ne nous dérangent pas ! Puisqu’ils ne voient rien, n’entendent rien, ne disent rien, ils nous laissent tranquilles. Ils ne nous font rien, on ne leur doit rien ! Et l’inévitable arrive. S’étant détourné de Dieu, le peuple de Dieu se trouve abandonné à lui-même ; Dieu ne protège plus ses fils ingrats ! Peut-on le lui reprocher ? C’est le temps de l’exil, le temps où ce grand peuple n’est plus rien, si ce n’est étranger dans une terre étrangère, prisonnier une fois de plus de ses propres ténèbres. Mais Dieu est patient et miséricordieux : il interviendra en faveur de ceux, peu nombreux, qui lui sont restés fidèles. C’est le temps des prophètes qui annoncent le retour en grâce, le temps de la réconciliation : J’irai vous prendre dans toutes les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre… Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés… Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau… Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le temps de l’Alliance nouvelle. Dieu a finalement envoyé son propre fils : il a révélé aux hommes que Dieu était comme un père qui sans cesse relève, guérit, pardonne. Il a rappelé la loi de Dieu qui consiste à l’aimer et à aimer chacun. Mais les hommes n’ont pas voulu de lui. Ils l’ont crucifié, mis à mort parce que trop dérangeant. Les hommes ont replongé dans les ténèbres du péché alors même que Jésus voulait les mener à la lumière de Dieu. Et maintenant ? Dieu va-t-il laisser les hommes dans les ténèbres qu’ils ont choisis en assassinant son Fils bien-aimé ? Sommes-nous condamner à une nuit sans fin ? Y aura-t-il un nouveau matin ? Le message de l’ange aux femmes venues au tombeau ouvre une espérance folle : Soyez sans crainte, je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, il est ressuscité, comme il l’avait dit. A nouveau, le jour succède à la nuit ; à nouveau, une espérance est possible ; à nouveau Dieu recrée ce que l’homme avait détruit ; à nouveau, Dieu pardonne à son peuple. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le temps de la résurrection. Saint Paul le dit avec force aux chrétiens de Rome : l’homme ancien qui est en nous (celui qui aime les ténèbres), a été fixé à la croix avec lui (Jésus) pour que cet être de péché soit réduit à l’impuissance, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché… Nous le savons : ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui, la mort n’a plus aucun pouvoir. Car il est mort, et c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est vivant, et c’est pour Dieu qu’il est vivant. En ressuscitant son Fils, Dieu inaugure un jour nouveau sur lequel les ténèbres n’auront plus aucune prise. Jésus ressuscité est désormais notre lumière : le cierge pascal en est le signe. Par notre plongée dans les eaux du baptême, nous sommes descendus dans les eaux de la nuit  du péché et de la mort pour en ressortir, vivants, libérés, éclairés par le Christ lui-même. Marchons donc à sa lumière. 
 
Il y eut un soir, il y eut un matin : c’est le temps de la vie éternelle. Car il y aura toujours un matin pour celles et ceux qui croient en Jésus, mort et ressuscité. Il y aura toujours un matin pour celles et ceux qui trébuchent sur le chemin, tombent dans la nuit du péché mais se souviennent de Jésus, l’Agneau de Dieu immolé pour notre salut. Il y aura toujours un matin nouveau ; il n’y a pas à en douter parce que le Christ ne saurait admettre qu’un seul d’entre nous se perde. Il a offert sa vie pour nous. Il est le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Il est le bon berger qui va chercher la brebis égarée, même par-delà la mort. Il y eut un soir : le soir de notre péché, de notre refus de Dieu. Il y a un matin nouveau qui pointe à l’horizon : le matin de notre pardon, le matin de notre vie avec Dieu pour toujours. Accueillons-le et vivons de la joie nouvelle qu’il nous procure.  En Jésus, mort et ressuscité, Dieu nous propose une alliance nouvelle. En Jésus, mort et ressuscité, Dieu fait de nous ses fils et ses filles. En Jésus, mort et ressuscité, Dieu nous donne part à sa victoire. Pour ce matin qui se lève, rendons grâce à Dieu, Alléluia !

(Dessin de Jean-Yves DECOTTIGNIES, in Mille dimanches et fêtes, Année A, éd. Les Presses d'Ile de France).

vendredi 28 mars 2014

04ème dimanche de Carême A - 30 avril 2014

Vivre son baptême, c'est se laisser éclairer par Dieu.




Faut-il avoir soi-même perdu la vue ou au moins devoir porter des verres correcteurs forts pour comprendre ce qui arrive à Bartimée ? Il était plongé dans les ténèbres, depuis sa naissance, et voilà qu’une rencontre avec Jésus, le prophète, selon les mots de Bartimée lui-même, lui permet d’y voir clair, non seulement physiquement, mais aussi spirituellement : il se prosterne devant Jésus, au sujet duquel il reconnaît sa foi en le Fils de l’homme ! Admirable rencontre qui nous enseigne et édifie notre propre foi. 
 
S’il est bien clair que le handicap de Bartimée n’est en aucun cas la conséquence d’un péché commis par lui ou par ses parents, nous pouvons toutefois, par analogie, dire que ce qui arrive à Bartimée a valeur d’exemple pour nous qui sommes quelquefois plongés dans l’obscurité de notre péché. Ce à quoi nous assistons, c’est une véritable recréation d’un homme diminué dans sa vie sociale. Sa cécité le coupe du monde des vivants, l’exclut de la communauté des croyants. Jésus, par les gestes qu’il pose, lui rend une vie humaine, sociale, et une vie croyante. Et ce, alors même que Bartimée ne demande rien. Il ne crie pas vers Jésus, il n’implore pas son aide, il ne confesse pas sa foi avant sa guérison. Il est juste au bon endroit au bon moment, c’est-à-dire au moment où Jésus passe. 
 
Le premier geste que Jésus pose, c’est faire de la boue et l’appliquer sur les yeux de l’aveugle. Il pose ainsi le geste même de Dieu qui, aux origines, a créé l’homme avec de la glaise, un peu de terre et d’eau. C’est comme s’il « réparait » ce qui était cassé en cet homme aveugle. Il prend la matière même avec laquelle l’homme a été créé pour compléter ce qui lui manque : la boue est appliquée sur ses yeux non-voyants. Ainsi peut s’opérer la re-création qui fera de lui un homme pleinement inséré dans la société à laquelle il appartient. 
 
Le second geste, c’est de l’envoyer se laver (se plonger) dans la piscine de Siloé. La réparation physique va devenir réparation spirituelle par cette descente dans l’eau. Nous pouvons y voir un signe du baptême, par lequel nous sommes faits fils de Dieu, frère de Jésus Christ, membre de l’Eglise, Peuple que Dieu se donne. C’est après ce passage par la piscine que la rencontre peut avoir lieu entre l’aveugle-né devenu voyant et Jésus, de même que nous rencontrons le Christ en grandissant, après la célébration de notre baptême, puisque majoritairement, nous avons été baptisés étant enfant, voire bébé. Nous avons été interrogés nous-aussi sur notre foi, et nous avons eu l’occasion de ratifier, y compris devant la communauté, notre foi en Dieu qui nous sauve en son Fils. 
 
Pour Bartimée, la guérison physique se double d’une guérison spirituelle : devenu voyant, il devient clair-voyant : il est en mesure de reconnaître d’abord Jésus comme prophète, puis comme Fils de l’homme, celui qui vient de Dieu. Le lien entre ces deux guérisons, c’est la personne de Jésus. Il est la lumière du monde, qui éclaire tout homme venant dans le monde. Il est celui qui nous a dit, trois semaines avant notre entrée en Carême, que nous étions la lumière du monde : nous avons à répandre la lumière du Christ, à la diffuser aux autres. Bartimée est le premier à le faire, dans un contexte certes polémique ; mais il ne craint pas les hommes maintenant qu’il a été approché de Dieu. Il témoigne, il interroge, il provoque la réflexion. Quel chemin parcouru en peu de temps ! Il nous rappelle avec force ce que c’est de vivre en baptisé, en hommes et en femmes plongés par Dieu dans le bain du baptême : c’est vivre en étant illuminé de la lumière du Christ lui-même au point de la répandre et de permettre à d’autres d’en être illuminés s’ils le veulent bien. Paul a précisé, des années plus tard, ce que signifie vivre en fils de lumière : vivre dans la bonté, la justice, la vérité, savoir reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Est-il utile de préciser davantage ?
 
Bartimée s’est laissé éclairer par Dieu ; les Pharisiens, eux, refusent cette lumière. A mesure que Bartimée voit, eux deviennent aveugles. Ils ne voient pas Dieu à l’œuvre en Jésus ; ils ne reconnaissent pas ce qui est évident : cet homme, qui est devant eux, était aveugle et maintenant il voit, par la grâce de Dieu. A force de dénoncer ce qu’ils supposent être le péché de Bartimée, ils ne voient pas qu’ils s’enfoncent eux-mêmes dans le péché, parce qu’ils se ferment à Dieu, ils se ferment à sa lumière. 
 
A l’exemple de Bartimée, devenons des voyants, capables de reconnaître Dieu à l’œuvre autour de nous. A l’exemple de Bartimée, portons aux hommes la lumière du Christ qui est en nous depuis notre baptême. Vivons de la joie de l’Evangile ! Vivons de la joie d’être sauvés, dès maintenant et pour toujours. Amen.
 
(Dessin de Jean-François KIEFFER, Mille images d'Evangile, éd. Presses d'Ile de France)