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Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

Puisque nous sommes tous responsables de la foi des autres, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Nous pourrons ainsi nous enrichir de la réflexion des autres.







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samedi 2 avril 2016

02ème dimanche de Pâques C - 03 avril 2016

Pâques : quand Dieu fait miséricorde.




Dimanche de la divine miséricorde : ainsi s’appelle donc ce dimanche voulu par Jean-Paul II. On peut être surpris de ce choix du deuxième dimanche de Pâques, fin de l’octave, pour une mention particulière ; après tout, ce dimanche n’avait-il pas déjà sa place à part et son nom (Quasimodo) ? Pourquoi n’avoir pas choisi plutôt un dimanche à connotation plus pénitentielle pour célébrer la miséricorde divine, pendant le carême par exemple ? Peut-être simplement pour nous rappeler que Pâques est bien ce moment où Dieu fait miséricorde.  
 
Relisons l’évangile de ce jour, qui est le même quelle que soit l’année. Nous y découvrons les disciples, au soir de Pâques, enfermés dans un lieu dont les portes étaient verrouillées par crainte des Juifs. Notez le moment de la journée : le soir venu. La mention n’est pas innocente ; depuis le matin, Jésus ne cesse d’apparaître ; les femmes avaient été chargées de rassurer les disciples. En vain, semble-t-il ! A moins que la crainte des Juifs ne se double d’une autre peur : la peur de ce que pourrait dire Jésus, qu’ils ont lâchement abandonné, renié même pour Pierre, au moment du procès. Après l’annonce des femmes, ils auraient dû être plutôt heureux, rassurés ; il semble bien que ce ne soit pas le cas. Pour croire les femmes, pour n’avoir plus peur, peut-être leur manque-t-il une parole de pardon de la part de Jésus ? Plus que de le voir, ils ont besoin de l’entendre leur dire qu’il ne leur fait pas grief de leur abandon. On peut légitimement s’interroger : est-ce la mort de Jésus qui ne passe pas ou est-ce leur attitude durant ce fameux vendredi qui leur reste en travers de la gorge ? Toujours est-il que la première parole que Jésus leur dit lorsqu’il était là, au milieu d’eux, c’est bien : La paix soit avec vous ! Ce n’est pas un : coucou, c’est moi, ni même un : je vous l’avais bien dit que je ressusciterai ! Non, mais un solennel et réconfortant : La paix soit avec vous, repris deux fois. Soyez en paix, non seulement vis-à-vis des Juifs, mais vis-à-vis de vous-même. Ne vous torturez pas l’esprit pour ce qui s’est passé. N’oubliez pas que pour faire un bon ressuscité, il fallait d’abord que je fasse un bon mort (cf. Fabrice Hadjadj). Oui, dans cette salutation, se trouve exprimée la miséricorde de Dieu envers ce groupe des Apôtres, apeurés à l’idée de ce qui pourrait leur arriver. Jésus vient simplement, il les rassure et les envoie en mission. Il leur fait miséricorde pour qu’à leur tour ils puissent témoigner de la miséricorde de Dieu pour tous les hommes. A qui vous remettrez les péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. 
 
Avez-vous jamais mesuré le terrible pouvoir que Jésus livre ainsi à ses disciples, et à l’Eglise après eux ? Et il est terrible, non pas pour les gens qui rencontrent les Apôtres ou l’Eglise, mais pour les Apôtres et l’Eglise eux-mêmes. Seront-ils jamais à la hauteur de cette miséricorde qui leur a été accordée ? Ne risquent-ils pas de trahir cette miséricorde en ne l’étant pas assez envers les autres ? Je comprends bien le discours d’un pape François qui ne cesse de nous rappeler, à nous prêtres, que nous n’avons pas à nous comporter comme des douaniers ; je comprends son appel à ne pas être avare de miséricorde, bien au contraire ! Nous devons déborder de miséricorde jusqu’à en inonder le monde, parce qu’elle ne vient pas de nous, mais du don suprême du Christ sur la croix, qui offre sa vie pour tous les hommes, les bons comme les méchants, pour ses disciples comme pour cette foule qui hurle à la mort. La miséricorde de Dieu n’épargne personne ; elle veut toucher tous les cœurs. C’est bien dans le mystère pascal qu’elle a sa source. Si nous voulons aujourd’hui être les témoins du Christ ressuscité, nous n’avons pas d’autre choix que d’être les ambassadeurs de sa miséricorde. Nous ne pouvons pas profiter des fruits de Pâques si nous refusons d’être apôtre de la miséricorde. Tout est dit dans cette salutation et dans la mission que Jésus ressuscité confie à ses Apôtres. 
 
Au terme de cette première semaine de Pâques, quelle joie de pouvoir célébrer la miséricorde divine et de nous rappeler que c’est par le don de Jésus sur la croix et sa résurrection que Dieu nous fait miséricorde. Quelle joie d’entendre Jésus ressuscité nous redire à tous : La paix soit avec vous. Ne craignons ni de nous approcher de lui, ni de témoigner de lui : son Esprit, en nous, supprime notre péché et nous donne force et courage pour rencontrer le monde et lui dire que la miséricorde de Dieu est pour tous ceux qui reconnaissent en Jésus celui qui donne vie, espérance et paix. Ne soyons jamais avare de miséricorde ; ne soyons jamais avare de Jésus Christ. Amen.

vendredi 23 janvier 2015

03ème dimanche ordinaire B - 25 janvier 2015

L'unité des chrétiens.




Nous terminons ce dimanche la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Elle passe souvent inaperçue, se limitant à un temps de prière réunissant les chrétiens de diverses confessions. Mais en-dehors de ce temps, que faisons-nous ? Travailler à l’unité des chrétiens n’est pourtant pas matière à option. Notre foi nous y oblige : question de crédibilité ;  question de témoignage à la face du monde. Permettez-moi donc en ce dimanche de vous livrer deux réflexions au sujet de l’unité des chrétiens, appuyées sur la Parole de Dieu entendue aujourd’hui.  
 
Ma première réflexion, je voudrais l’appuyer sur le livre de Jonas. Voilà un homme envoyé par Dieu annoncer à une ville sa destruction. Dans un premier temps, Jonas refuse, connaissant bien son Dieu et son immense amour pour les hommes. L’envoyé craint que la ville réagisse positivement à son message et se convertisse, retenant ainsi le bras vengeur de Dieu. Curieuse réaction de la part d’un envoyé ! Il sait que le peuple va réagir, il semble vouloir faire échouer lui-même sa mission. Après bien des péripéties, il ira malgré tout, poussé par ce Dieu qui l’envoie. Et la ville se convertira : et Dieu ne détruira pas. Voilà qui nous donne à méditer : Dieu ne veut pas user de la force pour nous convertir : il nous envoie des messagers nous prévenir de ce qui pourrait arriver si la conversion ne vient pas. Mais son projet ultime, c’est toujours que l’homme se convertisse et qu’il vive. Dans nos rapports entre chrétiens, il en est de même. Personne ne saurait user de la force pour imposer son Eglise. Tous, nous avons à nous convertir pour découvrir l’amour immense de Dieu pour nous et conformer notre vie à cet amour. Lorsque l’Eglise nous demande de prier pour l’unité, elle nous demande de nous rendre capable, dans la prière, d’entrer dans ce projet de Dieu, projet que Saint Paul  résumait ainsi : faire un seul peuple de tous les hommes autour du Christ. Nous n’avons pas à avoir peur des conséquences. Nous n’avons pas à douter de la présence de Dieu, ni de son amour. Notre prière est comme le cri de Jonas : elle portera ses fruits et nous n’avons pas à les redouter. L’Eglise ne pourra sortir que grandie d’une réconciliation et d’une unité retrouvée. 
 
Ma deuxième réflexion rejoint davantage l’Evangile que nous venons d’entendre. Nous voyons Jésus appeler des hommes divers : Simon n’est pas André ; Jacques n’est pas Jean. Lorsque l’on regarde le groupe des Douze dans son ensemble, nous apercevons des hommes différents par leurs opinions politiques, par leurs tempéraments, par leurs métiers. Et pourtant, ce groupe sera uni autour du Christ. C’est que l’unité n’est pas l’uniformité. L’essentiel, c’est la foi commune au Dieu Père, Fils et Esprit Saint, reconnue dans la communauté des croyants rassemblés. Les différentes Eglises chrétiennes ont des rites différents : mais déjà elles reconnaissent un même baptême, s’appuient sur les mêmes Ecritures, confessent la même foi. Le temps viendra, je le crois, où elles deviendront capable de reconnaître leurs ministres respectifs, permettant ainsi un partage de la Table eucharistique. Le temps viendra où elles sauront reconnaître dans leurs fonctionnements différents, la réalisation de l’unique Eglise du Christ, dans laquelle plusieurs demeures peuvent exister. Paul, en son temps, l’écrivait déjà : il n’y a pas à se réclamer qui de Paul, qui de Pierre : tous, nous appartenons au Christ : c’est lui qui nous obtient la vie par sa mort et sa résurrection. Personnellement, je ne rêve pas d’une Eglise où tous seraient catholiques, ou protestants, ou orthodoxes : je rêve d’une Eglise où, malgré nos différences – et avec elles –  nous puissions nous asseoir à la même table, partager la parole et le pain. Quel témoignage se serait pour le monde ! 
 
Se convertir ; croire que le temps est venu de s’unir autour du seul Christ, à la rencontre du seul Dieu, sous la conduite de l’unique Esprit : voilà le chemin qu’il nous faut résolument emprunter. Ce n’est pas une question de mode : c’est une question de vie. Comment, en effet témoigner d’un Dieu d’amour, d’un Dieu qui pardonne, si entre chrétiens, nous ne sommes pas capables de lever les obstacles à une communion vraie, dans le respect des différences ? Le chemin sera peut-être encore long. Mais il est chemin d’avenir et d’espérance, car Dieu lui-même nous y conduit et nous y attend. Alors, laissons là nos craintes et suivons-le ! AMEN.

dimanche 25 mai 2014

06ème dimanche de Pâques - 25 mai 2014

Un dimanche pour nous ouvrir aux autres.




Les croyants doivent-ils rester entre eux ? La Bonne Nouvelle est-elle réservée à la caste des amis de Jésus ? Qu’en est-il des autres, de ceux qui n’ont pas connu Jésus, ne l’ont pas entendu, ne l’ont pas suivi ? A ces questions, la jeune communauté apporte une réponse claire, que nous avons encore à mettre en pratique aujourd’hui. Ce dimanche nous est donné pour que nous nous ouvrions aux autres. 
 
A une époque où les religions sont remises en cause, où l’idée même de Dieu est renvoyée aux sphères de la vie privée, cette ouverture peut faire craindre. Elle peut faire craindre les opposants à la religion, car l’ouverture pratiquée par les croyants pourrait attirer et séduire du monde. Elle peut faire craindre les croyants eux-mêmes, car ils seraient dépossédés d’une espèce d’exclusivité sur la personne et le message de Jésus. Rien n’est jamais simple quand il s’agit d’aller vers l’autre. Pourtant, Jésus y invite ses amis et disciples ; et aujourd’hui, le pape François nous invite sans cesse à aller aux périphéries pour y annoncer le Christ, pour partager une Bonne Nouvelle qui se veut pour tous les hommes. A qui veut entendre le message de Jésus, on ne demande pas s’il a été baptisé, s’il s’est d’abord confessé… Le message de Jésus est pour tous ; l’appartenance à la communauté suivra puisque c’est la Parole de Jésus qui doit toucher les cœurs pour les convertir. Il nous faut garder les choses dans le bon ordre. 
 
Le pape François décline à l’envie ce qu’il entend par « aller aux périphéries ». Il ne s’agit pas de se perdre, mais de rendre Jésus présent là où les hommes ne l’attendent pas, ne l’attendent plus. Il s’agit bien de porter le souci de tous, qu’ils soient de notre clan ou pas. La famille des enfants de Dieu ne connaît pas de limite. L’ouverture aux autres suppose donc de bien connaître sa foi pour pouvoir la présenter, avec respect et douceur : il nous faut rendre compte de l’espérance qui est en nous, et non nous comporter en douanier de la foi pour qui les autres ne sont jamais assez en règle, à qui il manque toujours quelque chose : un papier, une attitude, une célébration, une réunion, et que sais-je encore ?
 
Regardez dans les Actes des Apôtres. Le diacre Philippe, arrivant en Samarie, touche les gens : les foules, d’un seul cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe. Des guérisons sont réalisées, les démons sont chassés… et les Apôtres viennent comme confirmer l’œuvre de Philippe, en transmettant le don de l’Esprit Saint à ceux qui ont reçu le baptême au nom de Jésus seulement. La communauté, par l’intermédiaire de Pierre et Jean, accueillent ceux qui ont fait le choix du Christ. Comment ne pas penser à l’œuvre d’un Paul, qui ne tardera pas à aller à la rencontre des peuples pour leur parler de Jésus, fonder des communautés aux limites de l’empire romain. Quand Dieu révèle sa Parole, de grandes choses sont possibles. 
 
Nous voyons, dans le livre des Actes, que Pierre et Jean ne se contentent pas de vérifier la rectitude de la foi des Samaritains : ils viennent transmettre le don de l’Esprit Saint. Dieu lui-même semble confirmer ce que croient les Samaritains.  Et voilà introduit le troisième de la Trinité, celui dont souvent nous ne savons que faire et qui pourtant a toute son importance : l’Esprit Saint. Il est celui qui est pour toujours avec les croyants. Il est celui qui nous instruit de la vérité tout entière, puisqu’il est Esprit de vérité. Il ne faut jamais oublier, ni sous-estimer la force de l’Esprit Saint. Il rend possible le passage du disciple qui s’enferme, par peur des autres, au disciple qui se met en route, témoigne et convertit les cœurs. Il est celui qui nous permet de tenir dans la fidélité au Christ.  
 
Puisse Dieu nous accorder en ce dimanche la grâce de cette ouverture nécessaire à celui qui est différent de moi, qui croit peut-être autrement que moi, mais qui, comme moi, cherche la lumière de la vérité. Que son Esprit Saint nous pousse aux périphéries de notre monde afin que tous puissent véritablement entendre parler de Dieu, de son œuvre d’amour pour chaque homme, en particulier ceux qui ne se croient pas dignes de lui, dignes de son amour, dignes de son pardon. Que notre seul souci soit de porter au monde les merveilles de l’amour du Christ pour les hommes. Amen.

(Dessin de Coolus, Blog du lapin bleu)

samedi 5 mai 2012

05ème dimanche de Pâques B - 06 mai 2012

En Jésus ressuscité, nous voici disciples !


Ainsi vous serez pour moi des disciples ! Voici, annoncée par le Christ lui-même, notre identité profonde. Après avoir découvert, durant ce temps pascal, que Dieu nous voulait heureux, qu’il faisait de nous les témoins du Ressuscité et nous considérait comme ses bien-aimés, nous voici appelés à découvrir une autre facette de notre être profond : en Jésus ressuscité, nous voici disciples. Et notre liturgie développe cette identité sous trois aspects.

Nous sommes authentiquement disciples, lorsque comme Paul, nous rencontrons Jésus et que nous parlons de lui. Si vous avez lu les Actes des Apôtres, vous avez peut-être encore en mémoire la conversion de Paul. Voici un homme religieux, pharisien formé par les plus grands maîtres, qui considère que ce nouveau groupe croyant qui monte et qui fait des émules est un danger pour sa foi. Son zèle le pousse à demander au grand conseil l’autorisation de les poursuivre, où qu’ils se cachent, et de les ramener à Jérusalem pour qu’ils soient jugés. Il a compté sans Dieu, sans le Christ ressuscité qui se manifeste à lui sur la route de Damas. Il devient chrétien et le même zèle qui le poussait à rechercher les chrétiens le pousse maintenant à faire connaître cette voie nouvelle. On peut comprendre la réticence du groupe des premiers disciples, mais ceux-ci se laissent vite convaincre par Barnabé : Paul peut désormais prêcher avec assurance au nom du Seigneur dans Jérusalem. Il n’en faut pas plus pour commencer à être un disciple : découvrir Jésus et parler de lui. Car quiconque rencontre Jésus ne peut le garder pour lui. Si Jésus est celui donne sens à ma vie, si son enseignement est Bonne Nouvelle pour moi, il peut l’être pour un autre. Je ne peux que partager celui que j’ai rencontré.

Saint Jean, dans sa première lettre, donne deux autres caractéristiques du disciple : avoir foi en Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. Rencontrer le Christ, l’accueillir dans sa vie n’a pas de sens si ce n’est pas pour vivre comme il le demande. L’amour des autres n’est pas une option, ni un truc en plus : c’est constitutif de notre être chrétien, constitutif de notre être disciple. En fait, nous pourrions même dire qu’avoir foi en Jésus et aimer les autres, c’est une seule et même chose. Certes, vous pouvez aimer les autres sans croire au Christ, et heureusement pour l’humanité. Mais il est impossible de croire en Jésus et de ne pas aimer les autres ; cela ne marche pas ! Supprimer l’amour des autres, et vous n’aurez plus de chrétiens. Cela peut sembler radical, mais cela est vrai !

D’où une dernière caractéristique du disciple donnée par Jean, dans son évangile cette fois : est disciple celui qui est greffé au Christ. Jésus, il ne suffit pas de le rencontrer et de parler de lui : il faut encore en faire le tout de notre vie, le principe de notre vie. D’où l’insistance de Jean sur l’image de la vigne : Jésus est la vigne, nous sommes les sarments. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même ne pouvons-nous pas porter du fruit si nous ne demeurons pas greffés au Christ. Porter du fruit, c’est aimer comme lui nous a aimé ; c’est parler de lui avec assurance ; c’est croire en lui ; c’est permettre à d’autres de le rencontrer… C’est tout simplement vivre en disciple.

Il n’y a finalement qu’un choix à faire : c’est le choix initial : vais-je accepter de rencontrer le Christ en vérité ? Si oui, je me greffe à lui et je vis de sa parole comme le sarment vit de la sève que lui procure la vigne. Prends le temps du silence qui vient et réfléchis : Veux-tu vivre du Christ ? Veux-tu être son disciple ?

(Dessin de Jean-François KIEFFER, in Mille images symboliques, éd. Les Presses d'Ile de France)

samedi 11 février 2012

06ème dimanche ordinaire B - 12 février 2012

Mon modèle, c'est le Christ !









Prenez-moi pour modèle : mon modèle à moi, c’est le Christ !
Sans doute, certains pensent-ils que cette affirmation a un je-ne-sais-quoi de prétentieux. Pourtant, elle fonde notre art de vivre, et Paul a raison d’inviter ses lecteurs, donc nous, à l’imiter, puisque lui-même imite le Christ. Qu’est-ce donc qu’être disciple, si ce n’est vivre selon l’enseignement d’un maître reconnu ? Qu’est-ce donc qu’être disciple du Christ, si ce n’est vivre comme le Christ ? Qu’est-ce donc être disciple du Christ, si ce n’est s’appuyer sur ceux et celles qui, à travers le temps et l’Histoire, ont cherché à vivre comme lui, répandant autour d’eux la bonne odeur du Christ ressuscité ?

Prenez-moi pour modèle : mon modèle à moi, c’est le Christ !
Il suffit de relire la vie et les œuvres de Paul pour constater que ce n’est plus lui qui vit, mais le Christ qui vit à travers lui. Lorsqu’il en vient à écrire ces lignes aux chrétiens de Corinthe, il invite ceux-ci à vivre dans la même liberté que lui, s’adaptant à tous, dans les diverses situations qu’il rencontre. Parce que cette liberté lui vient du Christ. A la question qui se pose à lui et aux Corinthiens – peut-on manger la viande qui a été offerte en sacrifice aux idoles – Paul applique ce principe de liberté : rien ne s’oppose à ce que je consomme une telle viande puisque pour moi, le Christ est le seul sauveur. Mais si, en en consommant je devais heurter quelqu’un qui est faible dans la foi, je préfère m’en abstenir pour ne pas l’entraîner vers la chute.

Prenez-moi pour modèle : mon modèle à moi, c’est le Christ !
L’art de vivre en chrétien que Paul propose, s’appuie sur la charité. Et le modèle de cette charité, c’est l’agir du Christ lui-même. La page d’Evangile que nous avons entendu en ce dimanche nous en donne un exemple. Jésus aurait pu faire comme tout le monde, sans que cela soit choquant, c’est-à-dire s’éloigner, ignorer le lépreux qui criait vers lui. Le lépreux lui-même n’exige rien : il ose à peine demander : si tu le veux, tu peux… Sans doute cet homme a-t-il entendu parler des guérisons que Jésus a déjà effectuées. Il veut lui aussi être guéri, et ce faisant, être réintégré dans la communauté humaine, dans la communauté croyante. Parce que la lèpre, la première lecture nous le rappelait, entraînait l’exclusion totale du malade et sa soustraction du peuple choisi. Frappé par la lèpre, il ne bénéficiait plus de l’Alliance avec Dieu ; il ne pouvait plus s’approcher du Temple, il ne pouvait plus s’approcher de Dieu.
Le Christ va répondre à sa demande : cet homme sera guéri, réintégré dans sa communauté. Le Père Michel CORBIN, Jésuite, fait remarquer dans une de ses homélies, qu’il le fait en prenant sur lui le mal qui accablait cet homme. Par un surprenant renversement, en effet, Jésus ne peut plus, après la guérison, s’approcher des lieux habités, et il est obligé de se retirer dans un endroit désert. C’était bien là l’obligation faite aux lépreux.

Prenez-moi pour modèle : mon modèle à moi, c’est le Christ !
Paul a bien raison de nous inviter à l’imitation du Christ. Notre art de vivre nous oblige à vivre la même attention aux autres que celle que le Christ déploie. Nous sommes tenus de le faire, parce que le Christ le fait encore pour nous. Ce qu’il a fait pour ce lépreux, il le réalise pour nous, jour après jour, en nous libérant de la lèpre du péché, et en nous réintégrant sans cesse dans la communauté des enfants de Dieu, que Dieu s’est acquis par le sang de son Fils. Lorsque nous sommes baptisés, nous sommes identifiés au Christ, appelés par Dieu à vivre en fils et filles à l’image du Fils unique de Dieu. Libérés de toutes les lèpres qui nous éloignent des autres et de Dieu lui-même, nous pouvons célébrer les merveilles qu’il accomplit pour nous.

Prenez-moi pour modèle : mon modèle à moi, c’est le Christ !
En nous appuyant sur la Parole de Dieu, en relisant l’enseignement donné par nos Pères dans la foi, nous apprendrons à maîtriser cet art de vivre que notre foi exige. Que nos eucharisties, semaine après semaine, nous révèlent la bonté de Dieu à notre égard et nous donne envie de le suivre et de vivre comme lui. Ainsi nous transformerons notre vie et le monde qui nous entoure, car notre modèle, c’est le Christ, qui ne laisse personne sur le bord du chemin. Puissions-nous vivre de l’exemple qu’il nous donne et dont nous sommes les premiers bénéficiaires : c’est le souhait que je formule pour chacun en cette année de la foi et de l’évangélisation. Amen.

(Dessin extrait de la revue L’image de notre paroisse, Février 2003)

samedi 2 juillet 2011

14ème dimanche ordinaire A - 03 juillet 2011

Au début de nos vacances, tournons-nous vers Jésus.

Après une année bien remplie, voici le temps des vacances d’été ; temps de relâche, de prise de recul, de repos bien mérité. Nous en avons tous besoin et nous en profiterons tous, plus ou moins. Qui, dans un monde où tout va vite, trop vite parfois, n’a pas besoin de repos, de temps et de lieux qui changent nos rythmes quotidiens et nous permettent de nous ressourcer ? Au début de ce temps de vacances, la liturgie nous fiat entendre un appel de Jésus à nous reposer auprès de lui : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Nous décharger sur Jésus : ne l’avons pas déjà fait lorsque nous avons assisté, silencieux ou impuissants, à sa mise en croix ? Nous l’avons laissé se charger de nos péchés et il est mort pour nous. Nous pourrions même dire : à cause de nous. Nous avons déposé le fardeau de nos fautes sur Jésus pour que Dieu nous pardonne quand il le ressuscitera d’entre les morts. Et de siècles en siècles, l’humanité sait désormais qu’elle peut approcher Dieu par le Christ Jésus pour trouver auprès de lui le repos et le pardon.

Nous décharger sur Jésus : nous pouvons le faire aussi lorsque le poids du jour se fait trop pesant ; lorsque, vivant des moments difficiles et/ou douloureux, nous ne savons plus à quel saint nous vouer. Nous savons que Jésus est là, au cœur de notre vie, n’attendant qu’un mot de nous pour nous redire la puissance de son amour et la force de sa présence. Un chant un peu ancien déjà nous le faisait prier lorsque nous étions enfants : Tu es là, au cœur de nos vies, et c’est toi qui nous fais vivre, tu es là au cœur de nos vies, bien vivant au Jésus Christ. Au plein milieu de nos tempêtes, dans la musique de nos fêtes, tu es là… Cette certitude, née de notre foi, nous permet de nous en remettre à Jésus lorsque notre vie devient difficile, sûrs que lui peut quelque chose pour nous, quelque chose pour faire repartir notre foi, renforcer notre espérance et redorer notre charité. Ce n’est pas un acte magique que de nous confier à lui ; c’est un acte de foi : puisqu’il a vaincu tous les obstacles, y compris l’obstacle de la mort, il est celui qui peut tout pour nous. Avec lui, vainqueur de la mort et du péché, nous pouvons surmonter toutes les épreuves de notre vie ; en lui, nous pouvons trouver le repos véritable qui nous permettra d’affronter notre existence, quelles qu’en soient les difficultés. En ce sens, Paul a raison de dire que nous avons une dette ! Une dette d’amour, une dette à honorer par une vie conforme à la Parole de Dieu, une vie conforme à notre foi.

Pour nous acquitter de cette dette et trouver le vrai repos, Jésus nous invite alors à prendre sur nous son joug. N’est-ce pas paradoxal de trouver le repos en nous chargeant du poids d’un autre ? Le joug dont parle Jésus, c’est l’amour vécu dans la douceur et l’humilité. Le joug dont parle Jésus, c’est nous engager à sa suite : devenez mes disciples, autrement dit : vivez comme moi, du même amour, de la même douceur, de la même humilité. Voici comment nous allègerons le poids qui pèse sur nos épaules et qui souvent nous empêche de vivre vraiment libre : en nous confiant à Jésus, en prenant sur nous d’aimer comme lui. C’est son amour pour nous qui lui a fait vaincre le Mal et la Mort. C’est ce même amour, si nous le partageons, qui nous permettra de vivre la même libération. Laissons-nous donc aimer par Jésus en venant à lui ; laissons l’amour de Dieu grandir en nous par son Esprit qui vit en nous, et nous serons libres, vraiment.

Au début de ce temps de vacances pendant lequel nous chercherons tous à nous éloigner des soucis ordinaires, n’oublions pas d’emmener le Christ en vacances avec nous. A lui, confions-nous ; auprès de lui, reposons-nous ; avec lui, aimons. Comme lui, vivons. Tout le reste nous sera donné en plus. Amen.

dimanche 3 octobre 2010

27ème dimanche ordinaire C - 03 octobre 2010

Quelconque, inutile, bon à rien !



Quelconque, inutile, bon à rien ! Suivant les traductions, c’est ainsi qu’il faut comprendre la parole de Jésus. Et reconnaissons-le d’emblée : cela ne fait plaisir à personne de s’entendre dire : tu es quelconque, inutile ou bon à rien, surtout à une époque où le paraître a tellement d’importance pour nous. Nous voulons bien agir, intervenir, servir, à condition que cela soit reconnu, proclamé et mille fois remerciés, et de préférence nommément, individuellement et en public ! Même en Eglise, nous n’échappons pas à cette règle.

Quelconque, inutile, bon à rien ! Ces paroles font partie alors de la longue série de paroles dures de Jésus que nous entendons depuis quelques semaines déjà. Jésus nous rappelle aujourd’hui à l’humilité, à la discrétion, à l’urgence du service, sans rien attendre en retour. Simplement parce que nous sommes disciples de Jésus, et que nous avons à imiter le divin Maître dans cette voie du service à tout prix, sauf celui de la reconnaissance ! C’est le travail du disciple de Jésus que de servir, toujours et encore. Le service est devenu le sacrement de l’être chrétien, depuis qu’au soir du jeudi saint Jésus lui-même a pris la place du dernier des serviteurs en lavant les pieds de ses disciples. Si le Maître est allé jusque là, n’est-ce pas pour nous obliger ? Que faisons-nous d’extraordinaire en suivant le chemin que Jésus a inauguré pour nous ? Nous savons que la « suivance » de Jésus nous mènera au Royaume, à la Béatitude éternelle, à la claire vision de Dieu. Elle nous y mène non pas par nos efforts, mais parce que Jésus lui-même a ouvert la voie par sa mort et sa résurrection et que, désormais, rien ne pourra fermer cette brèche de vie au cœur d’un monde marqué par la souffrance, le mal, le péché. Suivre le Christ, c’est faire œuvre de vie : c’est être capable de faire se planter un arbre, symbole de vie, au milieu de la mer, symbole du monde mauvais et de la mort.

Quelconque, inutile, bon à rien ! Voilà alors des qualificatifs qui nous renvoient plus largement à notre manière d’être disciples de Jésus. Sommes-nous, comme les premiers disciples de Jésus, à demander à Dieu d’augmenter en nous la foi ? Parce que, ne nous y trompons pas, c’est bien cette demande qui déclenche tout ! Comme si Dieu ne donnait pas tout quand il nous fait le don de la foi ! Comme s’il était parcimonieux dans sa distribution ! Jésus ne répond pas à la demande des disciples en augmentant leur capital foi : il répond par la nécessité du service. C’est un peu comme s’il leur disait : mais la foi vous l’avez ! Dieu vous a tout donné ; il vous revient de l’exercer dans le service gratuit, désintéressé. Dieu a semé dans le cœur des disciples la foi : sinon comment pourraient-ils suivre ce Jésus sans s’interroger sur la pertinence de son enseignement, sur le bien-fondé de ses actes ? Peut-être ont-ils l’impression que leur foi est faible, vacillante au gré des événements : mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas la foi. Comment d’ailleurs la mesurer ? Non, il nous faut sortir de cette catégorie de pensée, et croire que Dieu nous éveille à la foi, une fois pour toutes, mais que la manière dont nous ressentons notre foi dépend peut-être de la manière dont nous en vivons.

Nous voici donc renvoyés à notre manière d’être chrétien, à notre manière de former communauté. Jésus, en liant la foi au service, semble dire qu’il n’y a qu’ainsi que l’on passe d’une foi proclamée à une foi vécue, une foi agissante. Avoir la foi ne servirait à rien s’il elle ne se faisait pas agissante, si elle ne se mettait pas au service de tout homme dans la construction d’un monde plus juste, plus humain, un monde où les arbres iraient se planter dans la mer, un monde où la vie jaillirait de la mort, un monde où la vie serait toujours la plus forte. L’on comprend alors la recommandation de Paul à son ami Timothée : « n’éteints pas l’Esprit : mais au contraire réveille ce don que Dieu t’a fait ». N’est-ce pas notre urgence aujourd’hui ? Réveiller le don de la foi pour le rendre contagieux, agissant, vivant ! Nous avons tous et chacun une place à tenir, un rôle à jouer, en harmonie avec les autres. Nous avons tous à rendre compte de l’espérance qui est en nous. Nous avons tous à faire œuvre de vie, dans la fidélité au Christ et à son Eglise, pour que le monde parvienne au Royaume promis. Nous avons chacun à devenir quelconque, inutile, bon à rien d’autre qu’à ce que Dieu attend de nous : être de vrais serviteurs de la vie, des guetteurs de l’aurore de ce temps nouveau inauguré par le Christ, en sa mort et sa résurrection. La fraternité universelle est au prix d’une dépossession de soi pour laisser à l’autre et au Tout Autre la première place.

Quelconque, inutile, bon à rien ! En utilisant ces qualificatifs, Jésus ne déprécie pas ce que nous sommes, ni ce que nous faisons. Il resitue simplement notre action dans le projet d’amour de Dieu pour nous. En nous faisant le don de la foi, il nous met en route, il nous met à l’œuvre dans la réalisation de ce grand projet de salut. Nous avons une place à tenir, mais elle sera toujours à la suite du Christ. Nous profitons largement de la puissance de vie qui est en lui et par notre engagement et notre témoignage, nous rendons cette grâce accessible à ceux que nous rencontrons et qui ne connaissent pas ou connaissent mal le Christ Sauveur. Puisse la célébration de cette eucharistie donner à chacun de nous, prêtres et fidèles laïcs du Christ, la grâce de redécouvrir où Dieu nous veut, et la force de tenir notre place pour cette année pastorale. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Amen.

lundi 5 juillet 2010

14ème dimanche ordinaire C - 04 juillet 2010

Dites aux habitants : le Règne de Dieu est arrivé jusqu'à vous !
Voilà le message que les soixante-douze disciples envoyés par Jésus doivent annoncer. Ils sont choisis et envoyés pour poursuivre la mission du Christ lui-même, recevant de lui ses propres pouvoirs de guérison. C'est un bon résumé de ce que nous venons d'entendre. Cette page d'évangile pourtant est bien plus qu'un simple compte-rendu d'envoi en mission. J'en veux pour preuve deux détails donnés par Luc.

Jésus en envoie soixante-douze ! Pas les Douze qu'il a déjà choisi ; pas non plus trente ou cent : non, soixante-douze, ni plus, ni moins ! Ce chiffre n'est pas un hasard. Il correspond au nombre de peuples supposés composer l'humanité. Ils sont donc envoyés vers tous les hommes, pas seulement les frères juifs. Par eux, Israël va accomplir son destin : être lumière pour les peuples. Ce qu'ils ont découvert de Jésus, ce qu'ils ont appris de lui, le moment est venu de le propager. Les hommes, tous les hommes, doivent savoir que Dieu veut le salut de tous ; les hommes, tous les hommes, doivent être en mesure de bénéficier des dons de Dieu (paix, guérison). Ils partent, comme le Christ, sans signe de richesse, faisant confiance au meilleur qui sommeille en l'homme. Ils trouveront toujours des gens pour les accueillir ; ils trouveront toujours des gens pour les repousser. Si l'annonce de la Bonne Nouvelle concerne tous les hommes, si les dons de Dieu sont pour tous, tous les hommes ne se sentent pas concernés. C'est ainsi. Ce qui peut nous sembler curieux, c'est que Jésus ne demande pas de convaincre, ni d'insister. Là où ils seront accueillis, qu'ils y restent, le temps d'accomplir leur mission ; là où ils seront rejetés, qu'ils laissent même la poussière collée aux sandales.

Jésus les envoie annoncer le Règne de Dieu. pas pour demain, pas pour plus tard. Pour aujourd'hui : Le Règne de Dieu est arrivé jusqu'à vous. Il y a, dans cette annonce, la certitude qu'en Jésus ce règne est inauguré. Jésus étant désormais au milieu des hommes, il n'y a plus à attendre ce Règne. Il est là ! Mais cette annonce, pour évidente qu'elle soit, comporte aussi une urgence. Si le Règne de Dieu est bien là, il faut l'accueillir. Il faut se convertir. Sans délais ! Est-ce pour cela qu'ils ne doivent pas chercher à convaincre, mais juste annoncer, guérir, offrir la paix de Dieu ? Est-ce pour cela qu'il n'y a pas, ce qu'on appellerait aujourd'hui, un "plan comm' " ? En fait, le seul plan d'action est le témoignage de foi de ceux qui sont envoyés, deux par deux : ainsi ils pourront s'encourager, certes, mais aussi témoigner par leur fraternité, de la réalité de ce Règne de Dieu déjà à l'oeuvre. Pauvreté de vie et vie fraternelle : voilà les seules armes dont disposent ceux que le Christ envoie.

Aujourd'hui, entendant ces textes, nous sommes renvoyés à notre propre mission de disciples de Jésus Christ. Par notre baptême, ne sommes-nous pas envoyés témoigner au monde des merveilles que Dieu accomplit pour nous ? Par notre vie, nous avons toujours à rendre visible la réalité de ce Règne de Dieu, offert à tous les hommes. Nous avons toujours à vivre des dons que Dieu nous fait. Nous avons toujours sa paix à offrir au monde. Nous n'avons pas d'autres armes, pas d'autre plan comm' que notre vie : pour être annoncé en vérité, le Règne de Dieu doit d'abord être vécu ! C'est ainsi que nous serons véritablement disciples ; c'est ainsi que nous serons reconnus comme d'authentiques témoins de ce Christ que nous confessons comme Messie et Sauveur. Amen.

(Photo de la Remise du Livre de la Parole lors de l'envoi en mission dans une précendente paroisse)