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Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

Puisque nous sommes tous responsables de la foi des autres, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Nous pourrons ainsi nous enrichir de la réflexion des autres.







samedi 26 novembre 2022

1er dimanche de l'Avent A - 27 novembre 2022

 Venez ! Veillez ! Tenez-vous prêts !




(source : https://www.guyane.catholique.fr/)


        
        En ce premier dimanche de l’Avent, premier dimanche de l’année liturgique, l’Eglise, par sa liturgie, nous rappelle trois attitudes fondamentales de toute vie de foi, qui tiennent en ces mots entendus  dans nos lectures : Venez, veillez et tenez-vous prêts ! Ces trois attitudes peuvent sembler contradictoires, mais en réalité elles sont plutôt trois facettes d’un unique nécessaire : devenir disciple du Christ. 

            Venez ! Beaucoup pensent que la foi résulte d’un mouvement de Dieu qui vient vers l’humanité. Ils n’ont pas tout-à-fait tort, puisque c’est le sens du cri de l’homme vers Celui que Dieu envoie. De nombreux chants de ce temps de l’Avent en témoigne ; je ne citerai que « Viens, Emmanuel, viens nous sauver ! » par exemple. C’est aussi le cri du croyant chrétien qui attend le retour du Christ, le cri qui conclut toute la Bible : Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! Pourtant, il ne nous faut pas oublier que la foi est aussi réponse à ce Dieu qui vient, et qu’il nous faut aller vers lui. Nous sommes en route vers lui, vers le Royaume où il nous attend. Si Dieu vient vers nous, c’est pour que nous venions à la foi. La foi passe par les pieds, par un mouvement de tout le corps. Quand Dieu vient à la rencontre des hommes, nous ne pouvons rester statiques, assis confortablement chez nous ! Souvenez-vous de Zachée dont nous avons entendus il y a quelques temps la rencontre avec Jésus : ayant appris que Jésus passait par Jéricho, il s’est mis en route pour le voir, et comme il était de petite taille, il a grimpé sur un arbre. Il ne s’attendait pas à la suite, mais c’est sa mise en route qui a provoqué sa conversion. S’il n’était pas sorti de chez lui, s’il ne s’était pas mis en route, personne sans doute n’aurait conduit Jésus à Zachée. Il suffit de voir leur réaction lorsque Jésus s’invite chez lui.  

            Veillez ! Cette deuxième attitude peut sembler contradictoire avec la première. La veille, c’est ce que nous faisons chez nous. Nous attendons, nous restons éveillés pour ne pas rater celui qui doit venir. Nous retrouvons dans cette invitation l’importance de la prière qui nous met en état de veille. Scrutant les Ecritures, entrant dans un cœur à cœur avec Dieu, nous entrons dans cette veille. Mais veiller est aussi nécessaire lorsque nous décidons de venir vers Dieu. Il s’agit alors de ne pas nous tromper en chemin, de discerner ce que Dieu attend de nous, pour que nous soyons des disciples selon son cœur. Cela signifie que je ne cours pas vers Dieu les yeux fermés, mais je veille à mettre mes pas dans les pas de Dieu. Il est facile de se tromper, il est facile de tomber en chemin. Il faut une vigilance accrue lorsque l’on décide d’aller à la rencontre du Seigneur. La parabole des jeunes filles invitées à la noce et qui attendent l’époux qui tarde à venir, est riche d’enseignement. Celles qui ont manqué d’huile, ont manqué de vigilance ! Ce qui nous amène au troisième terme. 

            Tenez-vous prêts ! Que Dieu vienne à notre rencontre, c’est une certitude. Que le Christ revienne un jour, c’est tout l’horizon de notre foi. Si nous ne croyons pas qu’il reviendra dans sa gloire, nous sommes les plus à plaindre des hommes. Notre foi s’appuie sur cette espérance, fondée elle-même sur la promesse de Jésus : Je pars, mais je reviendrai vous prendre avec moi, et là où je suis, vous y serez aussi ! Nous ne pouvons pas perdre cette espérance. Nous ne pouvons pas vivre comme si Jésus ne revenait pas. Notre mise en route à la rencontre de celui qui vient, notre vigilance sur le chemin doivent se concrétiser dans cet appel de Paul aux chrétiens de Rome : Revêtez-vous du Seigneur Christ ! Voilà sans doute l’aboutissement le plus parfait de l’injonction à nous tenir prêts. Nous serons prêts à accueillir le Christ, nous serons prêts pour le Royaume, lorsque nous serons totalement configurés au Christ, mort et ressuscité pour notre vie. Jésus et nous, même combat ! 

            Venez ! Veillez ! Tenez-vous prêts ! Vous comprenez mieux pourquoi le message de ce premier dimanche de l’Avent est si riche. Nous ne pouvons pas séparer ces trois attitudes les unes des autres. C’est le mouvement qui me met en route qui me fait être vigilant et qui témoigne que je suis prêt à être disciple. Je ne suis sans doute pas parfait, mais plus je suis vigilant, plus je serai prêt à revêtir le Christ et à marcher vers lui et le Royaume où je me sais attendu et aimé. Invitons-nous les uns les autres, au cours de cet Avent ; n’hésitons pas à proclamer ce : Venez ! Veillez ! Tenez-vous prêts ! Et n’oublions pas que s’il compte pour les autres, il compte aussi et d’abord pour nous. Amen.

samedi 19 novembre 2022

Christ, Roi de l'univers - 20 novembre 2022

 Que Dieu nous révèle la royauté de son Christ !




(Fatima, Croix de la nouvelle basilique, photo prise lors d'une session du CIM)



            Observez bien la scène : au centre, Jésus crucifié, flanqué de deux autres condamnés. Au-dessus de sa tête, une inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. Au pied de la croix, Marie et Jean ; un peu plus loin, le peuple qui restait là à observer. Ecoutez le silence de Marie et Jean entrecoupé très probablement de sanglots ; écoutez ceux qui tournent Jésus en dérision : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu ! » Ecoutez les soldats qui se moquaient aussi de Jésus : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Ecoutez enfin les deux autres condamnés, l’un se joignant à ceux qui se moquent : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » ; l’autre confessant Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». Ayant pris le temps de bien planter le tableau, dites-moi comment il a fait pour dire cela ?

            Dans aucune version de l’Evangile, que ce soit celle de Matthieu, de Marc, de Jean ou de Luc que nous venons d’entendre, il n’est dit que Jésus avait croisé la route de ces deux hommes, hormis à ce moment précis de l’exécution des sentences. Que le premier se moque avec les autres, ce n’est que logique : à entendre ce qui est dit par ceux qui ont provoqué l’exécution de Jésus, il saisit l’occasion d’un bon mot et peut-être la chance de pouvoir s’en sortir si jamais ce qu’il entend était vrai, si jamais Jésus parvenait à se détacher de sa croix. Si tu t’évades, emmène-nous ! De mémoire de condamné, personne n’a jamais vu cela ! D’où la réaction de l’autre larron : Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. Au mal de l’injustice, il ne rajoutera pas le mal de la moquerie, il n’enfoncera pas celui qui souffre injustement à ces côtés. Il va même jusqu’à confesser, c'est-à-dire à reconnaître pour vrai, ce que les chefs disaient pour se moquer de Jésus : celui qui est avec eux en croix est le Messie de Dieu.  « Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ». Dites-moi comment il a fait pour dire cela ? 

            Je n’ai pas d’autre explication que celle que l’Evangile donne à un autre moment de l’histoire de Jésus, quand Pierre confesse que Jésus est le Christ, le Messie de Dieu. C’est ce fameux moment où Jésus interroge ses disciples : Aux dires des gens, qui suis-je ? Et vous que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? Quand Pierre affirmera : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, Jésus lui répondra : Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux (Mt 16,17). Nous voyons là que Dieu se révèle, et qu’il révèle son Fils Jésus, à qui il veut, quand il veut. Celui que nous ne connaissons que sous le vocable de bon larron nous fait découvrir qu’il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à la grâce de Dieu. Et si aucun des deux malfaiteurs ne portent de nom, c’est peut-être pour nous faire comprendre qu’ils sont les archétypes de l’humanité qui, quand vient le moment ultime de la vie, peut choisir de se moquer de Jésus ou au contraire confesser Jésus comme Sauveur. Le Christ gouverne le monde, c’est notre foi, et la croix n’est pas le signe de l’échec de cette royauté. La croix nous montre juste que la royauté du Christ ne s’exerce pas à la manière des hommes, par la force. La royauté du Christ de manifeste paradoxalement dans le retournement de ce cœur de malfaiteur qui reconnait son mal et le bien fait par autrui. La royauté du Christ se manifeste paradoxalement sur la croix, quand Jésus semble anéanti et que le bon larron dit croire à son retour. La royauté du Christ se manifeste paradoxalement au cœur de la violence des hommes dans cette affirmation du Christ : Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. La royauté du Christ se manifeste paradoxalement par le signe de la croix, instrument de sa mort devenu sceptre de sa victoire. 

            Dans la tempête sans fin que traverse l’Eglise de France en général, et l’Eglise qui est en Alsace en particulier, il nous faut, comme le bon larron, reconnaître que le Christ gouverne le monde, malgré tout, sinon comment tenir ; sinon comment croire encore ? Pour qu’il gouverne le monde, laissons-le gouverner d’abord nos cœurs, pour que nous soit révélé le mal à combattre et la sainteté à accueillir toujours plus. En cette solennité du Christ, Roi de l’univers, je forme le vœu que Dieu lui-même nous révèle la royauté de son Fils pour que nous puissions en vivre et renouveler ainsi le visage de notre Eglise. Amen.


samedi 12 novembre 2022

33ème dimanche ordinaire C - 13 novembre 2022

 Appel à la confiance.




Il y aura des signes dans le ciel.
Tableau d'Yvette METZ, collection Les enfants d'Abraham



                Nous sentons que nous approchons de la fin de l’année liturgique. Les textes se font sombres ; le jugement est annoncé. Et pourtant, il y a en même temps comme une douce musique qui nous invite à la confiance et à l’espérance. Le jour du jugement arrive, mais avec lui vient aussi le Messie, le Sauveur, celui qui a offert sa vie sur la croix pour notre salut. 

            Entendons le prophète Malachie et son annonce du jour du Seigneur. Nous comprenons, sans difficulté, qu’un tri sera (enfin) opéré entre ceux qui commettent l’impiété et ceux qui craignent le nom de Dieu, les premiers réduits à l’impuissance, les fidèles accueillant la justice de Dieu. Comprenons bien aussi la notion de crainte du nom de Dieu ; elle n’a rien avoir avec la peur maladive de Dieu, mais avec le respect qui lui est dû par amour. Ceux qui aiment Dieu n’ont rien à craindre du jugement de Dieu. C’est une certitude qui doit nous habiter et ne jamais nous quitter. 

            Entendons aussi l’enseignement de Jésus que Luc nous rapporte dans l’Evangile proclamé en ce dimanche. S’il parle de prophètes de malheur, de catastrophes à venir, de persécutions, il invite malgré tout à garder confiance. Le disciple du Christ ne se laissera pas égarer par ceux qui annoncent la fin du monde : souvenons-nous que lui-même a dit ignorer quand ce jour viendra. Seul Dieu, son Père, le sait ! Le disciple du Christ ne se laissera pas davantage effrayer par les phénomènes naturels qui pourraient survenir, pas plus que par les persécutions dont il pourrait faire l’objet à cause du nom de Jésus. Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. Le nom de Jésus, à cause duquel le disciple véritable sera persécuté voire mis à mort, est plus puissant que tout ce qui peut s’abattre sur nous. Au-delà d’un réconfort donné par avance, Jésus nous invite à la persévérance. Sachons en qui nous avons mis notre confiance ! N’oublions pas le mystère de la croix qui nous vaut notre salut. Dans les tribulations qui pourraient encore survenir, gardons les yeux fixés sur Jésus Christ, mort et ressuscité pour notre vie. Dans les tribulations qui pourraient encore survenir, gardons le cœur ancré dans sa Parole. 

Nous ne pouvons pas éviter le jugement ; il fait partie des affirmations de notre foi : il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin. Mais nous pouvons nous préparer à ce jugement par une vie conforme au projet de Dieu pour nous. C’est une vie façonnée par la foi, l’espérance et la charité. Puisque tout nous a été donné, usons-en, abusons-en, et le jugement sera pour nous la reconnaissance du bien que nous avons essayé de faire, de la foi que nous avons proclamée et de l’espérance qui nous a fait tenir bon. Chrétiens, nous savons en qui nous avons mis notre confiance ; de quoi, de qui aurions-nous peur ? Paul l’a écrit dans sa lettre aux Romains : J’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni les forces des hauteurs ni celles des profondeurs, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur (Rm 8, 38-39). Rien, sauf nous-même. Gardons les yeux fixés sur le Christ, les pieds solidement sur terre, et vivons, avançons à la rencontre de Celui qui vient accomplir notre espérance. Amen.

samedi 5 novembre 2022

32ème dimanche ordinaire C - 06 novembre 2022

 Le Dieu de notre aujourd'hui.





            Quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent. Rien qu’en entendant le début de l’Evangile, nous comprenons que cette rencontre est une rencontre hostile. Et l’histoire alambiquée qu’ils présentent à Jésus confirme que ces gens-là ne viennent pas vraiment s’instruire auprès de Jésus, mais bien porter en dérision une donnée de la foi qu’ils ne partagent pas. Une femme, sept frères, qu’elle a eu successivement pour époux conformément à une prescription de Moïse, et la seule chose qui les intéresse, est de savoir de qui elle sera l’épouse à la résurrection ! Sept frères, tous passés par le même lit, tous trépassés et pas un sadducéen pour s’interroger sur la femme et son éventuelle implication dans la mort de ses époux ? Je veux bien reconnaître que je suis fan de séries policières et que cela peut altérer mon jugement, mais quand même ! Après avoir entendu cette parabole, il m’est plus facile de croire en la résurrection des morts qu’en l’innocence de cette femme ! 

            Je reconnais que nous avons, vous et moi, un avantage certain sur les sadducéens ; nous connaissons la fin de l’histoire de Jésus. Nous savons, comme le proclamait le verset de notre alléluia que Jésus Christ est le premier-né d’entre les morts. Les sadducéens ne le savent pas encore, puisqu’au moment où ils viennent vers Jésus, il n’est pas encore mort sur la croix. Il vient juste d’entrer solennellement dans Jérusalem pour y partager sa dernière Pâque avec ses Apôtres. Nous sommes dans les jours qui précèdent l’arrestation et la condamnation de Jésus. Veulent-ils s’assurer déjà, en le piégeant avec cette histoire, qu'une fois qu’il sera mort, ils seront enfin débarrassés de lui ? Peut-être ! Rien ne le dit, mais rien n’empêche de le croire. La proximité des différents événements n’est sans doute pas un hasard. Puisque l’histoire pour moi est vraiment sans intérêt, intéressons-nous plutôt à la réponse de Jésus. 

            Il nous dit d’abord que la vie après la mort n’aura rien à voir avec la vie d’avant. Plutôt que d’essayer d’imaginer ce que cela pourrait être, ce qu’il y a à gagner ou à perdre à aller au Paradis, revenons à notre foi. Et puisque les sadducéens s’appuient sur la Loi donnée par Moïse pour piéger Jésus, c’est par la foi de Moïse que Jésus leur répond : Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. La question qui se pose alors à nous est la suivante : crois-tu cela ? Crois-tu que notre Dieu est le Dieu des vivants, c'est-à-dire le Dieu pour toi aujourd’hui ? Il n’est pas comme Hadès, dans la mythologie grecque, qui garde aux enfers les âmes égarées qui ne sont pas parvenues aux champs Elysée. Il n’est pas un Dieu pour plus tard, quand nous ne serons plus de ce monde. Il est le Dieu de notre aujourd’hui, le Dieu de notre vie, le Dieu de qui nous tenons la vie et vers qui nous allons pour vivre éternellement ! 

            Et c’est la seconde affirmation de Jésus dans sa réponse à ses opposants : Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. Est-il bien celui qui anime ma vie aujourd’hui ? Ai-je, chaque jour, le désir de vivre pour Dieu ? Est-ce bien lui qui donne sens à ma vie ? Pourquoi est-ce que je me lève chaque matin ? Pourquoi est-ce j’aime mon conjoint, mes enfants ? Est-ce juste pour moi ou pour eux ? Ou est-ce que j’aime ceux et celles qui partagent ma vie comme une extension de l’amour que je porte à Dieu et que Dieu me porte ? Est-ce que les autres sont pour moi le signe que Dieu est le Dieu des vivants, qu’il veut ma vie et mon bonheur, ici et maintenant, et qu’il me les offre à travers eux ? Chaque personne que je rencontre serait donc pour moi porteur de ce Dieu des vivants qui se révèle à moi par son Fils Jésus, Premier-né d’entre les morts, c'est-à-dire Premier des vivants. Quand je sais cela, quand je sais que le Dieu auquel je crois est le Dieu des vivants, comment ne pas être heureux de la vie qui est la mienne ? Je ne suis sans doute pas le meilleur, mais Dieu m’a fait tel que je suis, pour lui, pour les autres. Et quand je traverse un temps d’épreuve, je sais que je peux encore compter sur Lui, qu’il est là, qu’il veille sur moi, et qu’il me rend plus vivant que jamais. 

            Ce que nous rappelle Jésus, au-delà de la controverse avec les sadducéens, c’est que nous sommes faits pour la vie, la vie en plénitude. Puisque nous le reconnaissons dans la foi comme le Premier-né d’entre les morts, croyons aussi qu’il n’est pas le dernier-né d’entre les morts, et puisqu’il nous fait déjà vivre ici-bas, il nous fera vivre encore lorsque notre corps mortel parviendra à sa fin. En Dieu, tout est vie, même la mort. En Dieu, tout est vie, ici, maintenant et toujours. Amen.

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Pour prolonger l’homélie, nous pouvons écouter ce chant d’un confrère prêtre du diocèse : Tu es fait pour la vie.

Tu es fait pour la vie ! - Christophe Sperissen, The City of Prague Philharmonic Orchestra, Thierry Malet - Deezer

Tu es fait pour la vie ! - YouTube