Bienvenue sur ce blog !

Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

Puisque nous sommes tous responsables de la foi des autres, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Nous pourrons ainsi nous enrichir de la réflexion des autres.







samedi 8 août 2015

19ème dimanche ordinaire B - 09 août 2015

2ème tension entre Jésus et la foule :
les hommes s’interrogent sur Jésus, Jésus les invite à dépasser sa personne.
 
 
 
Il nous faut faire un effort de mémoire encore pour bien situer l’évangile entendu et bien le comprendre surtout. Tout a commencé il y a quinze jours, avec la multiplication des pains. Jésus prenait ainsi soin du peuple qui lui était confié. Mais ce miracle déclenche une polémique entre Jésus et la foule. Elle a commencé la semaine passée lorsque les hommes demandaient des signes à Jésus, alors que Jésus demandait la foi aux hommes. La polémique se poursuit en ce dimanche : l’incompréhension grandit entre Jésus et ceux qui l’ont suivi jusqu’ici. 
 
Pour les hommes, cette polémique a pour origine Jésus lui-même. Pas seulement ce qu’il dit, mais qui il est. La foule croit connaître Jésus parce qu’elle connaît son origine, son père et sa mère. C’est un enfant de la région. Ce qu’il dit en devient alors encore plus insupportable. Enfin, pour qui se prend-t-il ? En s’approchant de l’homme dont ils connaissent la parenté, ils s’imaginent connaître Jésus, celui que les hommes confesseront comme Christ après Pâques. Comment pourraient-ils approcher le Christ alors qu’ils n’ont pas la foi ? La foule d’avant Pâques peut-elle comprendre des paroles qui sont déjà celles du Seigneur Ressuscité ? Ce n’est que dans la foi de Pâques que nous pouvons découvrir la vérité et la profondeur des paroles de Jésus entendu ce dimanche. Ce n’est que dans la foi de Pâques que nous pouvons reconnaître vraiment Jésus comme le pain qui donne la vie
 
Si Jésus n’est qu’un homme parmi d’autres, sa prétention à être le pain de la vie est inaudible. Mais si Jésus est bien celui que le Père envoie, alors il est vraiment celui qui donne la vie aux hommes. C’est sa raison d’être au milieu de nous. Dieu ne l’a pas envoyé juste pour voir comment c’était sur terre. Il n’est pas venu faire une visite d’inspection. Il est venu dire aux hommes le chemin vers Dieu ; il est venu apporter aux hommes le salut en offrant sa propre vie. La multiplication des pains était un signe évident de sa proximité avec Dieu son Père, le signe évident qu’il est venu prendre soin de nous, veiller sur nous et nous donner la vie de Dieu. Le don du pain annonce le don de sa vie. Il faut donc l’entendre quand il nous parle de son Père. 
 
Si nous acceptons que Jésus est le Fils unique de Dieu, comme nous le rappelait cette semaine la fête de la Transfiguration et la voix du Père dans la nuée – Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! – alors les paroles qu’il prononce aujourd’hui sont une invitation à ne pas nous arrêter à sa personne, mais à voir le Père dans tout ce que dit Jésus, dans tout ce que fait Jésus. Jésus n’est donc pas le héros que la foule imagine ; il ne fait rien par lui-même, mais parce que un autre, son Père, lui demande de le faire. On peut comprendre la déception de la foule et son incapacité à suivre Jésus. Comment pourrait-elle le suivre d’ailleurs sans le regard de la foi ? C’est juste impossible ! Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. Pour être attiré vers le Christ, il faut donc déjà croire en Dieu pour qu’il puisse s’adresser à nous et nous faire rencontrer le Christ ! Tout le discours de Jésus sur le Pain de vie repose sur le postulat de la foi. Il faut que l’homme accepte que Dieu existe ; il faut que l’homme accepte que Dieu n’ait qu’un but : la vie de l’homme. Il faut que l’homme ait le désir de vivre avec Dieu, de vivre de Dieu, pour reconnaître Jésus comme celui qui est la source de cette vie, par mandat du Père. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. 
 
Nous voici renvoyés à nous-mêmes : comment venons-nous au repas que le Seigneur offre à son peuple chaque dimanche ? Reconnaissons-nous, dans le pain partagé, Jésus qui se livre totalement à nous ? Croyons-nous que Dieu veut nous sauver en Jésus, et que ce morceau de pain, dont les croyants disent qu’il est Jésus présent en son corps, est l’aliment de notre salut ? Sommes-nous de ceux qui récriminent contre Jésus, croyant le connaître selon sa généalogie humaine, mais refusant de voir en lui le Fils unique de Dieu ? Sommes-nous capables de cet acte de foi qui nous fait dire, devant le Pain consacré : mon Seigneur et mon Dieu ? Que l’Amen de notre communion soit l’affirmation de notre foi et de notre désir d’être sauvé par Jésus, le Pain vivant, descendu du ciel selon la volonté du Père. Ainsi soit-il !
(Dessin publié dans l'Image de notre paroisse, n° 200, Août 2003, éd. Marguerite)
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire