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dimanche 20 janvier 2013

02ème dimanche ordinaire C - 20 janvier 2013

Le signe de Cana.
 
 
Le signe de Cana, est-ce vraiment un signe de Jésus ? Pourquoi ce signe ? Et comment ce signe nous concerne-t-il aujourd’hui ? Trois questions que je voudrais reprendre avec vous ce matin. 
 
A qui donc attribué le signe de Cana ? La présence de Jésus explique-t-elle à elle-seule la transformation de l’eau en vin ? A y regarder de près, la réponse n’est pas évidente. Jésus ne pose pas de geste mystérieux,  il n’y a pas de hocus-pocus ou quelque autre formule magique, même pas un « je le veux ! » comme dans tant d’autres signes posés par lui. En fait, le signe de Cana devient possible parce qu’à l’origine, il y a une femme qui voit (Marie lui dit : « ils n’ont plus de vin »), deux ordres de Jésus (remplissez ces cuves ; puisez et portez au maître du repas) et des serviteurs qui obéissent. Si Marie n’avait pas vu que la fête allait s’achever par manque de vin, Jésus aurait-il eu l’idée du signe ?  Si les serviteurs n’avaient pas obéi et puisé l’eau, les jarres se seraient-elles rempli toutes seules ? Si Jésus n’avait pas été présents, l’eau puisée par les serviteurs auraient-elles été transformées ? Auraient-ils seulement eu l’idée d’aller puiser de l’eau ? Bien sûr, nous n’en savons rien, mais le questionnement nous permet de comprendre la particularité de ce signe sur tous les autres signes. Il est non seulement le premier signe de Jésus, mais il est aussi celui qui requiert plus que la simple présence de Jésus : il requiert le concours des hommes et de Marie. Chacun à sa place, chacun selon son charisme propre, a permis que le vin de la fête coule à flot. La présence et l’attention discrète de Marie ont été utiles à la réalisation du signe ; la présence et l’obéissance des serviteurs ont permis au signe d’être posé ; la présence et la parole assurée de Jésus ont parachevé l’œuvre de tous. 
 
Nous voici donc amené à la deuxième question : pourquoi ce signe ? Pour que la fête continue. Là où Jésus est présent, il y a de la joie. Là où Jésus est présent, il y a le salut pour tous. Le premier signe de Jésus est un signe annonciateur, programmatique : il nous dit pourquoi celui-là est venu dans le monde. Il est venu porter la joie aux hommes ; il est venu introduire les hommes dans une alliance nouvelle ; il est venu réaliser les épousailles entre Dieu et l’humanité, comme l’avait promis Isaïe. Il est lui, l’époux qui vient faire la joie de sa fiancée. Dès le début de sa mission, il annonce ainsi ce que sera sa vie, ce que sera notre vie si elle est vécue dans l’obéissance au Christ. Et la profusion de vin annonce déjà son sang qui coulera pour le salut de toute l’humanité. Libérée du péché et de la mort par le sang versé du Fils unique de Dieu, l’humanité sera pleinement sauvée et vivra de ce bonheur que Dieu seul peut offrir. Un bonheur durable et profond, qui n’est pas fait de ces sourires de façade que les hommes aiment tant recevoir. 
 
Comment aujourd’hui recevons-nous cette promesse de bonheur ? Comment pouvons-nous aujourd’hui savoir que le temps de la joie est bien venu ? En participant vraiment à l’eucharistie. Là se joue à perpétuité les noces de Dieu et de l’humanité. Quand le prêtre traverse son peuple, c’est le Christ qui s’avance en lui. Quand nous chantons Dieu, c’est bien la joie des noces qui est chantée. Quand nous tournons nos cœurs vers le crucifié en demandant son pardon, c’est bien cette alliance nuptiale que nous voulons réitérer. Lorsque nous écoutons les textes sacrés, c’est bien la parole de Dieu qui retentit et nous entrons en dialogue d’amour avec lui. Quand nous approchons de l’autel, c’est bien à la table des noces que nous prenons place ; et là coule le vin de la fête ; et là est donné le pain du salut. Et quand nous quittons l’église, c’est bien encore avec notre époux, le Christ, que nous repartons dans la vie annoncer les merveilles que Dieu fait pour nous. L’eucharistie est bien le lieu où s’accomplit pour nous, chaque dimanche, le signe de Cana, le signe de notre salut, le signe du bonheur éternel qui nous est donné. 
 
Mais comme jadis à Cana, il ne suffit pas que le Christ s’offre sur l’autel de l’Eucharistie. Il faut encore qu’il y ait des hommes et des femmes pour accueillir ce signe, pour permettre à ce  signe d’être efficace pleinement. A quoi cela sert-il que le Christ s’offre, s’il n’y a personne pour vivre de ce don ? Avons-nous le désir de cette joie que Dieu seul peut nous donner ? Avons-nous le désir de goûter ce vin de la fête sans cesse versé ? Avons-nous le désir d’épouser Dieu ?

(Dessin de Coolus, Blog du lapin bleu)

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