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samedi 12 décembre 2015

03ème dimanche de l'Avent C - 13 décembre 2015

Avec Sophonie, réjouissons-nous : le Seigneur est au milieu de son peuple !





Pousse des cris de joie, éclate en ovations, réjouis-toi, bondis de joie ! S’il est une chose sûre lorsqu’on termine la lecture du livre du prophète Sophonie, c’est que la joie ne saurait être une option. Après avoir annoncé tant et tant de malheur pendant une période sombre de l’histoire d’Israël, voilà que le livre de Sophonie s’achève sur cette invitation pressante à la joie. Et Dieu sait pourtant que cela n’était pas gagné ! 
 
Quand vous commencerez la lecture des oracles de Sophonie, vous serez frappés par la violence de l’oracle qui ouvre le livre : Je vais tout extirper de la surface de la terre. J’extirperai hommes et bêtes, oiseaux du ciel et poissons de la mer et ce qui fait trébucher les méchants. Je supprimerai les hommes de la surface de la terre – oracle du Seigneur. Cela s’explique par le contexte politique et social de son époque. Contemporain de Jérémie, Sophonie ne peut que regretter la déliquescence de la société et l’instabilité politique de toute la région. Des peuples nombreux se font la guerre, assoiffés de pouvoir et de vengeance. Israël se trouve balloté entre les camps, bien obligé de participer aux manœuvres politiques et aux jeux des alliances hasardeuses. Les crises politiques se succèdent dans la région et avec elles, la horde des peuples cherchant à envahir les voisins. Ce qui explique que la grande annonce de Sophonie, c’est l’annonce du jour de la colère de Dieu, le Dies irae. Sur les 53 versets que comptent le livre, seul les 7 derniers que nous avons entendus ouvrent une espérance. 45 autres versets ne sont que menaces de destruction, expression de la colère de Dieu. Reste un verset qui peut expliquer cette invitation finale à la joie : Recherchez le Seigneur, vous tous les humbles de la terre, qui mettez en pratique le droit qu’il a établi ; recherchez la justice, recherchez l’humilité, peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère du Seigneur. Il est possible de faire fléchir le cœur de Dieu ; il est possible d’adoucir sa colère en revenant vers lui, en pratiquant sa justice. Dieu reconnaîtra toujours les siens dans les plus humbles. 
 
Au milieu des crises les plus terribles, il y a toujours des hommes et des femmes qui se révèlent, des témoins lumineux de la bonté de Dieu, des témoins courageux de la justice de Dieu. Ils ne sont pas légions, mais ils permettent aux hommes de conserver la beauté de leur humanité. Ils ne cherchent ni à briller, ni à plaire, mais seulement à conserver cette part d’humanité en nous qui est la ressemblance et l’image de Dieu. Les humbles de la terre la sauveront toujours, car Dieu les reconnaîtra et les sauvera au-delà de toute espérance. Les 2 derniers versets du livre qui concluent le passage que nous avons entendu disent bien l’étendue du salut que Dieu offre : Je rassemble ceux qui étaient privés de fêtes… Je vous mettrai à l’honneur et votre renom s’étendra dans tous les pays où vous avez connu la honte. En ce temps-là je vous ramènerai, ce sera au temps où je vous rassemblerai ; votre renom s’étendra et je vous mettrai à l’honneur parmi tous les peuples de la terre quand, sous vos yeux, je changerai votre destinée, dit le Seigneur. Oui, Dieu ne saurait durablement abandonner son peuple ; il aura toujours un cœur attentif à la vie des humbles. Mieux encore, Dieu est présent à son peuple : le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut. 
 
C’est cette présence de Dieu au milieu de nous qui est la source de notre joie. C’est cette présence de Dieu au milieu de nous qui est notre assurance au milieu des épreuves. Comme au temps de Sophonie, Dieu fait miséricorde aux humbles de la terre. En cette année jubilaire, la porte sainte qui sera ouverte en cette basilique sera un signe de cette présence de Dieu au milieu de nous et de la joie qu’il nous apporte. Dieu vient faire miséricorde aux miséricordieux. Il se souvient de ceux qui sont fidèles à sa Parole et qui reviennent vers lui, dans l’humilité et la douceur. Nous trouverons notre joie en lui comme lui trouvera sa joie en nous et dans nos œuvres de miséricorde. Avec Sophonie, avec toute l’Eglise, réjouissons-nous : déjà et pour toujours, le Seigneur est au milieu de son peuple. Déjà et pour toujours, il nous offre sa miséricorde et son salut. Allons à sa rencontre ; vivons de sa joie, de son amour et de son pardon. Amen.  

(Dessin de Mr. Leiterer)

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