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Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

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samedi 19 décembre 2015

04ème dimanche de l'Avent C - 20 décembre 2015

Avec Michée, annonçons : elle enfantera, celle qui doit enfanter.





Nous y sommes presque. Le chemin est bientôt terminé. Il suffit de relire les textes de la liturgie de ce 4ème dimanche pour s’en rendre compte. Plus nous approchons du but, plus les détails sont précisés. Le doute n’est plus permis : l’heure et le jour sont proches. 
 
Remarquez : après la joie annoncée par Sophonie dimanche dernier, nous nous en doutions un peu. L’oracle de Michée en ce dimanche vient achever de nous rassurer : voici qu’elle enfantera, celle qui doit enfanter. Au cœur du message de Michée, il y a cette certitude de la fidélité de Dieu à son Alliance. Cette certitude nous entraîne à l’espérance. Les promesses faites par Dieu vont se réaliser. Ce n’est plus une vue de l’esprit. Michée précise même l’endroit où cela va se passer : à Bethléem ! J’en entends déjà ricaner : que peut-il sortir de bon de là ? Bethléem n’est rien : le plus petit des clans de Judas, une bourgade sans importance. Dieu peut-il se révéler ici ? Ne choisirait-il pas plutôt Jérusalem dont nous parlait Jérémie, Baruc & Sophonie les dimanches précédents ? N’est-ce pas dans la grande ville que se déroulent les choses importantes ? 
 
Dieu vient surprendre son peuple : il le fait toujours, entre nous. Il est toujours là où nous ne l’attendons pas. A Bethléem plutôt qu’à Jérusalem ; dans un petit enfant, né d’une famille modeste plutôt que dans un palais, dans une famille de roi. Avec Dieu, tout est simple. Il vient, chez nous : c’est bien d’une incarnation qu’il s’agit. Il suit le chemin de tout le monde, passant par Marie comme nous sommes passés par notre mère. Nous pouvons en être déçus ; mais nous pouvons aussi nous réjouir : Dieu va se faire l’un de nous, vivre nos vies, connaître la simplicité, pour ne pas dire la banalité, d’une vie d’homme. Peut-il nous sauver ? Certainement puisqu’il saura ce qu’il faut sauver en nous. Vivant notre vie d’homme tout en venant de Dieu, il pourra mieux que nous affronter nos démons intérieurs, vaincre en nous les ténèbres du péché et de la mort, supprimer tout ce qui  nous retient loin de Dieu. Il pourra nous sauver parce qu’il vient faire la volonté de Dieu. Entre Jésus et Dieu, il n’y a pas l’ombre d’une opposition. 
 
En ce dimanche, ne soyons pas surpris si Dieu vient simplement chez nous, comme tout un chacun. Ne soyons pas déçu qu’il vienne dans un humble hameau à la rencontre de toute l’humanité. Imitons la Vierge Marie, sa Mère et notre Mère : elle a cru, simplement, ce que l’ange lui annonçait de la part de Dieu. Elle a cru et elle a consenti en un OUI qui nous vaut à tous le salut. Pendant ces quelques jours qui nous séparent encore de la joie pleine et entière de Noël, remercions Dieu de venir simplement chez nous ; remercions Marie de l’accueillir simplement au cœur de sa vie ; remercions Jésus d’accomplir la volonté de son Père. Et réjouissons-nous : toutes les promesses faites par les prophètes vont bientôt se réaliser. Jérémie, Baruc, Sophonie et Michée ne nous ont pas trompés. En relisant leurs oracles, nous avons mieux compris ce Dieu qui vient et nous sommes mieux préparés à l’accueillir. Vivons ces derniers jours d’attente dans la patience et la sérénité. Comme Michée nous y invite, n’hésitons pas à proclamer qu’elle enfantera, celle qui doit enfanter. C’est plus qu’une promesse, c’est désormais une certitude. Amen.
 
(Dessin de Mr. Leiterer)

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