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Ce blog voudrait vous permettre de vivre un chemin spirituel au rythme de la liturgie de l'Eglise catholique.

Les méditations s'appuient soit sur les textes bibliques quotidiens, soit sur la prière de l'Eglise.

Puisque nous sommes tous responsables de la foi des autres, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Nous pourrons ainsi nous enrichir de la réflexion des autres.







mercredi 13 mai 2015

Ascension B - 14 mai 2015

Avec les Apôtres, apprendre à vivre le départ de Jésus.





Un même événement, deux présentations différentes : celle de Luc dans les Actes des Apôtres et celle de Marc dans l’Evangile. Un même événement, deux présentations, deux enseignements ? A voir. 
 
Commençons par l’Evangile. Jésus fait un dernier discours à ses Apôtres, les invitant à être ses témoins dans le monde entier. Il leur redit l’efficacité de la Parole qu’ils ont à proclamer et les signes qui accompagnent cette Parole : ils traduisent tous la libération du Mal que procure le baptême. Une fois Jésus enlevé au ciel, les Apôtres s’en allèrent proclamer partout l’Evangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. Ce que Jésus leur a dit, se réalise très concrètement. 
 
De ce premier témoignage, nous pouvons comprendre que Jésus, bien qu’assis à la droite de Dieu, n’abandonne pas ses disciples : il travaillait avec eux. L’absence physique n’est pas absence totale. Jésus reste mystérieusement présent dans la vie et l’œuvre de ses disciples, quand ceux-ci accomplissent la mission qu’il leur a confiée. La présence de Jésus au monde se fait désormais par la communauté de ceux qui croient en lui, l’Eglise. Jésus en est bien le chef, puisque c’est toujours lui qui agit à travers ses disciples. Apprendre, avec les Apôtres, à vivre le départ de Jésus, c’est apprendre à prendre notre place dans cette communauté, à prendre notre part dans le travail de tout croyant : faire connaître Jésus, faire connaître sa Bonne Nouvelle. La faire connaître partout. Il n’y a pas un domaine de la vie des hommes, il n’y a pas un lieu sur terre, où cette Bonne Nouvelle n’a pas à se faire entendre. Tout l’homme et tous les hommes sont concernés par elle, parce que tout l’homme et tous les hommes sont sauvés par Jésus, Christ et Seigneur. 
 
Nous pouvons alors relire les Actes et noter les différences dans l’événement rapporté. Il y a toujours un discours un Jésus, sur la venue de l'Esprit Saint et le baptême que les disciples doivent recevoir de lui. La manière de Luc de dire que Jésus ne laisse pas ses Apôtres orphelins. Il ne sera plus là physiquement, mais son Esprit les accompagnera. Quand Jésus est élevé, les disciples restent là à regarder le ciel. Nous pouvons comprendre cela : ce départ creuse un vide et les Apôtres veulent comme prolonger ce moment. Mais là n’est pas leur mission. Quand Jésus part, on ne reste pas là, bouche-bée. Deux hommes les renvoient à la réalité : pour quoi restez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. De là, nous pouvons comprendre que ce départ n’est pas définitif. Jésus reviendra. Entre ce départ vécu et le retour annoncé, il y a le temps de l’Eglise, le temps des disciples. Et ce temps n’est pas conçu pour scruter le ciel. Jésus le leur a dit avant de partir : vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. Il y a bien une mission à remplir ; il y a bien un travail à faire en attendant le retour de Jésus. 
 
Un même événement, deux témoignages, un même enseignement : Jésus s’en va, mais il veut continuer à vivre et à agir pour le bien des hommes à travers nous. C’est à nous qu’il revient désormais de vivre et faire vivre l’Evangile. S’il est bon de nous rassembler aujourd’hui pour célébrer le départ de Jésus vers son Père, il nous sera tout aussi bon de ne pas rester là et de repartir dans notre quotidien, forts de tout ce que nous avons appris de lui. Il sera bon pour nous de revenir ici, à la source de l’Eucharistie pour y puiser la force de témoigner toujours et encore de celui qui nous fait vivre. Amen.
 
(Dessin de Coolus, Blog du Lapin Bleu)

samedi 9 mai 2015

06ème dimanche de Pâques B - 10 mai 2015

Avec les Apôtres, apprendre à demeurer dans l'amour.





Suffit-il que quelqu’un, fût-ce Jésus, dise quelque chose pour qu’aussitôt nous y accordions du crédit ? Suffit-il que quelqu’un, fût-ce Jésus, dise des paroles profondes pour qu’aussitôt nous changions notre manière de vivre, notre manière d’être ? Si tel était le cas, nous serions tous des piliers d’Evangile, solidement enracinés en Jésus. Si tel était le cas, ce serait le paradis sur terre. Puisque tel n’est pas le cas, apprenons des Apôtres à demeurer dans l’amour. 
 
Le discours de Jésus à ses Apôtres, au soir de sa mort, est limpide : il leur demande de demeurer dans son amour, et d’aimer vraiment, à leur tour, comme ils sont aimés de lui. Remarquez bien qu’il dit ceci à quelques heures de son procès et de sa mort. Cet appel à l’amour peut donc aussi s’entendre comme un appel à ne pas chercher à le venger, à ne pas détester les adversaires de Jésus. Si tel était le cas, comment ses disciples pourraient-ils accomplir leur mission et témoigner de lui, après sa résurrection, devant ceux-là même qui l’ont mis à mort ? C’est bien cet amour que Jésus leur porte qui va leur donner la force d’affronter leurs opposants et d’annoncer clairement la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité. 
 
Remarquons aussi le verbe que Jésus emploie pour parler de l’amour. Il invite ses disciples à demeurer dans son amour. En français, nous pouvons le rapprocher du verbe « habiter ». Ce passage d’évangile nous renvoie alors immanquablement au prologue de l’évangile de Jean : le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. De même qu’avec l’incarnation, Dieu a planté sa tente au milieu de son peuple pour demeurer avec lui, de même avec la rédemption, l’homme est invité à demeurer en Dieu et en son amour. L’homme et Dieu sont partenaires d’une alliance scellée dans l’amour du Fils unique. L’homme n’est plus le serviteur de Dieu, et devient son ami : je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. En accueillant l’amour du Christ, en vivant de cet amour, nous vivons dans l’intimité du Père, connaissant les projets de son amour. 
 
Dans la jeune communauté croyante, cela se traduit de manière très concrète. Nous avons entendu, en première lecture, la rencontre de Pierre et du Centurion Corneille, et comment Pierre reconnaît que l'Esprit Saint précède l’œuvre de prédication évangélique. Et Pierre va donner le baptême à Corneille et à toute sa maisonnée. L’acte qu’il pose est révolutionnaire ! Corneille est non seulement païen, mais encore ennemi : il est officier dans l’armée d’occupation ! Comment croire que lui aussi est appelé au salut ? Même pour Pierre cela n’a pas été évident. Il suffit de lire dans les Actes le passage qui précède celui que nous avons entendu. Il nous montre le combat que l’Apôtre mène avec lui-même dans la vision qui se présente à lui. Pendant qu’on lui préparait à manger, [Pierre] tomba en extase. Il contemplait le ciel ouvert et un objet qui descendait : on aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins, et qui se posait sur la terre. Il y avait dedans tous les quadrupèdes, tous les reptiles de la terre et tous les oiseaux du ciel. Et une voix s’adressa à lui : « Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange ! » Pierre dit : « Certainement pas, Seigneur ! Je n’ai jamais pris d’aliment interdit et impur ! » À nouveau, pour la deuxième fois, la voix s’adressa à lui : « Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. » Cette vision a préparé Pierre à poser cette affirmation : En vérité, je le comprends, Dieu est impartial : il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes. Quand nous reconnaissons l’amour de Dieu qui demeure chez quelqu’un, l’ennemi devient ami, le païen devient croyant. Voilà ce que fait l’amour de Dieu ! 
 
L’Apôtre Jean va encore plus loin, en affirmant dans sa première lettre que l’amour est le signe que l’homme connaît Dieu et qu’il est à Dieu : Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Nous ne couperons donc pas à la nécessité d’aimer si nous nous disons disciples du Christ. C’est un caractère de reconnaissance et de cohérence. L’Apôtre affirme ceci, plus loin dans le même chapitre de cette épître : Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère. Il n’y a donc pas deux manières d’aimer : ou tu aimes, et tu aimes tout le monde (Dieu et les hommes), ou tu n’aimes personne ! C’est radical, mais efficace ! 
 
Avec l’Apôtre Jean, nous découvrons la radicalité de l’amour et nous apprenons à demeurer dans cet amour, à nous laisser habiter par lui. Avec l’Apôtre Pierre, nous comprenons ce que cela signifie dans un cas très concret. En rentrant chez vous, je vous invite à reprendre la lecture des Actes des Apôtres avec cette clé que nous livre la liturgie de ce dimanche : avec les Apôtres, vous apprendrez à demeurer dans l’amour et vous verrez votre vie changer en mieux. N’est-ce pas le but de toute prédication ? N’est-ce pas le désir de tout croyant ? Amen.
 
(Dessin de Jean-François KIEFFER, in Mille images d'évangile, éd. Les presses d'Ile de France)

samedi 2 mai 2015

05ème dimanche de Pâques - 03 mai 2015

Avec les Apôtres, passons de la peur à la confiance.





Mettons-nous en situation : un fanatique religieux poursuit ceux de votre communauté. Il les met en prison ; certains y trouvent la mort. Et voilà que ce sinistre personnage veut faire partie de votre groupe, de vos proches en disant qu’il s’est converti. L’accueillez-vous aussitôt à bras ouverts ? N’êtes-vous pas un peu méfiants ? Après tout, qui vous garantit que ce n’est pas une ruse pour avoir des noms de personnes à arrêter encore ? 
 
C’est la situation dans laquelle se trouvent les Apôtres à Jérusalem, lorsque Saul, le persécuteur converti se présente devant eux. Tous avaient peur de lui et ils ne croyaient pas que lui aussi était un disciple. Pas très difficile à comprendre ou à admettre. Il n’a pas vraiment été un tendre, ce Saul de Tarse. C’est lui qui est allé solliciter de la part du grand conseil les lettres nécessaires à sa campagne d’arrestation. Il n’est pas un simple rouage pris dans une entreprise de destruction qui le dépasse. Non, il est bien celui qui en est à l’origine et qui va chercher les disciples du Seigneur, même à Damas ! Alors oui, nous pouvons comprendre que les autres en aient peur. Même converti, il faut que Saul prenne le temps de se faire connaître, et de faire confirmer sa conversion par la communauté. C’est Barnabé qui va être l’intermédiaire, celui qui témoignera de l’œuvre de Dieu en Saul. C’est lui qui raconte aux Apôtres la conversion de Paul, ainsi que les premières prédications à Damas. Alors seulement la communauté des disciples l’accueille ; alors seulement il peut aller et venir dans Jérusalem avec eux, s’exprimant avec assurance au nom du Seigneur. C’est alors seulement qu’il peut bénéficier de la protection de la communauté quand les Juifs de langue grecque cherchaient à le supprimer. La jeune communauté chrétienne a grandi très vite. De la peur des débuts à la proclamation décomplexée de la mort et de la résurrection de Jésus, les Apôtres ont augmenté le nombre des disciples et ont appris à réagir aux rumeurs les concernant. Saul est en danger : les frères l’accompagnèrent jusqu’à Césarée et le firent partir pour Tarse. De la peur, ils sont passés à la confiance. Confiance en Dieu, confiance en soi, mais aussi confiance les uns dans les autres. 
 
Ce passage de la peur à la confiance est une nécessité pour la jeune communauté. D’abord parce qu’elle ne peut s’enfermer sur elle-même ; ce serait contraire à l’ordre donné par le Christ d’annoncer la Bonne Nouvelle à toutes les nations. Ensuite parce que cette confiance traduit sa foi en la présence agissante et protectrice de celui qu’elle confesse comme Christ et Seigneur. Il ne s’agit pas de naïveté ; il s’agit de savoir lire les signes que le Seigneur réalise encore en sa faveur. La conversion de Saul sur le chemin de Damas en est un. Ce passage de la peur à la confiance est possible à cause de l’amour qui les unit. Ce n’est pas un amour qui se paie de mots ; c’est un amour qui se traduit par des actes et en vérité, comme nous y invite saint Jean dans l’épître que nous avons entendue. Seul cet amour véritable, à l’image de l’amour que le Christ nous porte, peut nous entraîner à reconnaître les signes de Dieu. Que voulez-vous : seul l’amour reconnaît l’amour à l’œuvre. Seul l’amour nous donne de l’assurance devant Dieu. 
 
Nous pouvons comprendre alors l’importance du discours de Jésus à ses disciples sur la vigne et les sarments. Si quelqu’un n’est pas vraiment attaché au Christ, comme un sarment est attaché à son pied de vigne, il ne peut vraiment faire confiance et reconnaître les signes de Dieu, ni davantage aimer comme le Christ nous demande d’aimer. En lisant bien la page d’évangile, nous comprenons même qu’il ne suffit pas d’être attaché au Christ : il y a des sarments qui sont attachés à la vigne mais qui ne portent pas de fruits. Il faut encore se laisser irriguer par la sève de son amour. Cette sève, c’est la Parole de Dieu. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voulez, et cela se réalisera. Il faut que la Parole de Dieu demeure en nous. Pour cela, nous devons l’accueillir comme Saul a accueilli la parole de Jésus sur la route de Damas. Il faut la laisser agir en nous pour qu’elle puisse convertir en nous ce qui lui est contraire, comme Saul a su le faire à Damas, lorsque pendant trois jours, il restait en prière. 
 
Attachés au Christ, attentifs à sa Parole, ouverts aux signes de sa présence, nous pouvons nous enraciner dans cette confiance absolue que rien ne peut nous atteindre. Le Christ ressuscité a promis qu’il serait avec nous, jusqu’à la fin des temps. Sa présence à notre monde permet de retourner le cœur des adversaires et faire grandir la foi en son nom. Avec les Apôtres, ne craignons plus et vivons avec confiance dans un monde qui peut sembler plus hostile et opposé à la foi en ces temps qui sont les nôtres. Sans peur, sans honte et sans agressivité, vivons ce que nous croyons.  Amen.
 
(Dessin de Coolus, Le  Blog du Lapin Bleu)

dimanche 26 avril 2015

04ème dimanche de Pâques B - 26 avril 2015

Avec les Apôtres, reconnaissons Jésus à l'œuvre...




Il y a, dans l’évangile de ce dimanche, une prétention exprimée par Jésus : celle d’être le bon pasteur, le vrai berger ! Est-ce juste une phrase en l’air ? L’expression d’une prise de grosse tête ? Ou simplement la vérité ? Qu’est-ce qui nous permet de dire aujourd’hui encore que Jésus, plus qu’aucun autre, est bien celui qu’il faut suivre, celui dont il faut écouter la voix ? 
 
Le premier indice, c’est Jésus qui nous le donne quand il complète son affirmation : je suis le bon pasteur, le vrai berger qui donne sa vie pour ses brebis. Ce n’est pas l’affirmation d’un fanfaron, mais de quelqu’un qui s’engage, corps et âme, dans sa mission, dans la réalisation du désir de Dieu pour l’humanité. Il donne sa vie, non par plaisir, ni pour faire l’intéressant, mais parce que c’est là le seul chemin pour obtenir le salut de l’homme, de tout homme. Sa prétention à être le seul à suivre et à écouter, c’est lors de son procès et sur la croix qu’elle se vérifie paradoxalement. Dans l’acceptation de ce qui lui arrive, il montre son amour pour tous. Dans son abandon entre les mains de son Père, il montre son souci de tous, y compris de ce malfaiteur qui est condamné avec lui et qui se tourne vers lui, dans leur misère partagée. Nous pouvons croire Jésus parce qu’il ne se paie pas de mots, mais parce qu’il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit. Sa vie, il l’a donnée pour nous, une fois pour toutes ; la vie en plénitude, il nous l’offre en ouvrant ses bras sur la croix. En relisant la vie de Jésus, nous ne pouvons que comprendre que sa prétention à être le bon pasteur n’est pas une prétention usurpée. 
 
Après Pâques, les disciples font d’abord l’expérience que ce Jésus, qui a donné sa vie sur la croix, est bien vivant. Et, à partir de la Pentecôte, ils vont se mettre à l’annoncer. Ils vont reprendre à leur compte sa prétention à être celui qu’il faut suivre. Ainsi Pierre, dans le discours dont nous avons entendu un extrait en première lecture, dit sans ambages : ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. Il dit bien que nous pouvons appuyer notre vie sur lui, nous pouvons nous reposer sur Jésus. Et il l’affirme après avoir vu la puissance du Ressuscité à l’œuvre, à travers lui, en faveur d’un infirme guéri. Pierre ne reprend pas pour lui la prétention de Jésus à être le bon pasteur, bien qu’il ait été établi pasteur du peuple par Jésus lui-même. Il redit que seul compte Jésus ; seul peut faire des miracles la puissance de vie qui est en Jésus, mort et ressuscité : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. N’est-ce pas là un second indice que Jésus disait vrai quand il affirmait qu’il était le bon pasteur, à savoir le fait que d’autres le reconnaissent ainsi ? Non seulement Jésus n’usurpe rien, mais d’autres reconnaissent qu’il est toujours à l’œuvre, que c’est sa puissance de vie qui se manifeste et que sans lui, ils ne peuvent rien. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. Jésus n’était pas prétentieux, il disait la vérité : il est le bon pasteur, le vrai berger. 
 
Aujourd’hui encore, nous pouvons appuyer notre vie sur lui ; aujourd’hui encore, nous pouvons accorder foi et confiance à sa Parole ; aujourd’hui encore, nous pouvons suivre Jésus, sûrs qu’il nous mènera à la vraie vie, à la vie en plénitude. Il est notre pasteur dans un monde en perte de repères ; il est la voix qui nous révèle la vérité sur Dieu et sur nous-mêmes ; il est toujours celui qui ne veut que notre vie pour la mettre à la taille de la vie de Dieu même. Il est celui qui nous a dit quel grand amour nous a donné le Père ; il est celui par qui nous sommes appelés enfants de Dieu. Avec les Apôtres, reconnaissons que Jésus est toujours à l’œuvre ; il est et restera le seul à pouvoir dire : je suis le bon pasteur, le vrai berger. Il est et restera le seul qui peut nous conduire à la vraie vie. Suivons-le !

(Dessin de Jean-François KIEFFER, Couleurs d'Evangile, éd. Siloé)

dimanche 19 avril 2015

03ème dimanche de Pâques B - 19 avril 2015

Avec les Apôtres, témoignons...

(Texte repris et corrigé ce 19 avril, la première version publiée était incomplète. Erreur dans la version téléchargée. Avec toutes mes excuses)




Il existe une grande différence entre ces hommes que nous avons vu rentrer chez eux, sur le chemin d’Emmaüs, ceux que nous rencontrons aujourd’hui à Jérusalem, et Pierre et les autres disciples qui témoignent sans haine et sans peur devant tout le peuple, au moment de la Pentecôte. Pour combler cette différence, il n’y a qu’un chemin à suivre, le chemin qui mène de Jérusalem à Emmaüs. Parce qu’il nous faut revenir là pour bien comprendre la suite.
 
Comme ils sont tristes, ces deux hommes qui s’en retournent chez eux au soir de Pâques. Et on les comprend. Leur ami et maître est mort, de façon ignominieuse. Ils avaient fondé en lui de grands espoirs, et voilà que tout s’achève sur une croix. Il ne reste rien de leur espérance ; il ne reste rien qui puisse les remettre en joie. Quand cet étranger s’approche d’eux, leur tristesse devient perplexité : en voilà un qui vient de Jérusalem comme eux et qui ne sait pas ce qui s’est passé ! Tout Jérusalem ne parle que de ça et il ne sait rien ? Alors ils consentent à raconter : à raconter les événements, à raconter leurs espoirs, à raconter leur désillusion, à raconter des bavardages de bonnes femmes. Pensez donc, elles disent qu’il est vivant ! 
 
Comme ils sont tourneboulés par les dires de cet étranger. On ne sait pas trop par le détail ce qu’il leur a dit ; juste qu’il leur a expliqué, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, dans toute l’Ecriture, ce qui concernait [Jésus]. Ils sont tellement remués qu’ils invitent cet étranger à rester auprès d’eux. Reste avec nous ! Il y a dans cette demande quelque chose d’une espérance qui renaît, quelque chose d’une joie qui revient, quelque chose d’une foi qui pointe à l’horizon. Ils ne savent pas encore comment l’exprimer, mais ils sont sûrs d’une chose : ils veulent encore l’entendre. En voilà un qui leur a fait du bien ! 
 
Comme ils sont heureux après la disparition de l’étranger. Ils ont reconnu Jésus. Non pas à sa voix, ni à son apparence, mais à un geste, un geste banal à souhait puisque c’est le geste de toute prière de table à l’époque. Pensez donc : il a pris du pain, l’a rompu et le leur a donné. Cela a suffi pour qu’ils comprennent : cet homme, cet étranger qui leur a fait du bien en leur parlant sur la route, c’est Jésus. Les femmes avaient raison ; il est vivant. Ils n’ont plus qu’une envie : le dire à tous ses amis. Ils refont le chemin inverse, en courant pour finalement s’entendre dire ce qu’ils avaient expérimenté : le Seigneur est vraiment ressuscité : il est apparu à Simon Pierre. A leur tour, ils racontaient tout ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. 
 
Comme ils sont surprenants, lorsqu’ils sont réunis après que les uns aient fait l’expérience d’Emmaüs et que Pierre ait vu le Seigneur. Car enfin, combien de preuves leur faudra-t-il  pour  être vraiment convaincus de la résurrection de Jésus ? Alors qu’ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Il y a là les deux dont nous avons rappelé le chemin intérieur fait lorsqu’ils rentraient à Emmaüs ; il y a là Pierre et tous les autres qui venaient juste pourtant de parler des rencontres qu’ils avaient faites ! Et même après avoir vu les plaies dans ses mains et ses pieds, ils n’osaient pas encore y croire et restaient saisis d’étonnement. Jésus va reprendre une seconde fois l’enseignement qu’il a déjà donné : il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Ecritures. De la crainte et la surprise, ils passent enfin à la foi ; ce n’est pas dit, mais nous le sentons. Après avoir vu Jésus, après l’avoir vu manger, après l’avoir entendu expliquer les Ecritures, comment ne pourraient-ils pas enfin croire ? Comment pourraient-ils ne pas enfin comprendre ? 
 
Comme ils sont courageux, cinquante jours plus tard, lorsque, ayant reçu l'Esprit Saint, ils ouvrent enfin portes et fenêtres, et osent se tenir devant le peuple pour lui annoncer : ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Ils ont compris qu’ils ne pouvaient pas garder pour eux cette bonne nouvelle de la résurrection. Ils ont compris qu’il fallait qu’il en fût ainsi. Quand ils s’adressent au peuple, ce n’est pas pour l’accuser. Ils ne rappellent que des faits : cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. Il y a, pour le peuple, la même espérance d’être sauvé ; il y a, pour le peuple, la même joie à vivre. Les disciples ne sont pas accusateurs, ils sont témoins du Dieu vivant et vrai, du Dieu plus fort que la mort, du Dieu qui offre à tout homme le salut. 
 
Comme les disciples, nous avons aujourd’hui à être témoins de Jésus, mort et ressuscité, par notre vie et par notre témoignage. Les hommes, aujourd’hui comme hier, ont besoin que quelqu’un leur dise qu’ils sont sauvés, qu’ils sont appelés à une vie sans fin, grâce au Christ, livré pour nos péchés. Les hommes, aujourd’hui comme hier, ont besoin de se savoir aimé, inconditionnellement. Qui le leur dira si nous n’osons pas ? Amen.
 
(Dessin de Jean-François KIEFFER, in Mille images d'Evangile, éd. Presses d'Ile de France)

dimanche 12 avril 2015

02ème dimanche de Pâques B - 12 avril 2015

A la suite des Apôtres, osons...





Depuis le jour de Pâques et jusqu’à Pentecôte, nous ne lisons plus l’Ancien Testament en première lecture. La raison en est simple et évidente : nous croyons et affirmons que toutes les promesses de la première Alliance sont accomplies dans la mort et la résurrection de Jésus. Il inaugure, dans sa Pâque, l’Alliance nouvelle par laquelle tous les hommes ont désormais accès au salut. A la place de l’Ancien Testament, nous lisons donc les Actes des Apôtres, le témoignage des premiers croyants au Christ, mort et ressuscité ; avec eux, nous méditons la manière dont cette Alliance nouvelle est vécue dans l’ordinaire d’une vie. 
 
L’extrait que nous avons entendu aujourd’hui peut se comprendre de deux manières. On peut le lire comme l’idéal absolu que nous n’aurions jamais dû perdre. C’est l’éternel refrain : autrefois, c’était tellement mieux ! Je ne suis pas sûr que l’intention de Luc ait été de promouvoir chez ses lecteurs le regret éternel de ce qui fut et qui maintenant n’est plus. Une autre manière de comprendre ce passage consiste à dire que, puisque le texte est au passé, quand Luc écrit, cela n’est déjà plus. Quelques 50 ans après l’événement de Pâques, l’homme a déjà oublié ce que cela change d’être disciple du Ressuscité. Et Luc écrirait ainsi non pour regretter, mais pour encourager à vivre à nouveau ce qui est l’essence même de la foi au Christ : l’amour de l’autre. 
 
J’aime assez cette idée d’encouragement. Les raisons de se plaindre sont suffisamment nombreuses pour que la foi ne soit pas une raison de plus. Si la foi doit changer quelque chose dans notre vie, ce n’est pas en agitant les souvenirs d’antan, mais bien mieux en nous encourageant à vivre totalement ce qui fait notre foi, dans ce qui fait l’aujourd’hui de notre vie. Avoir un seul cœur et une seule âme, mettre en commun, partager en fonction des besoins de chacun : cela peut sembler utopique, mais cela répond bien à l’interpellation du Christ lui-même en Matthieu chapitre 25 : ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. Si la Parole de Dieu doit avec quelque impact dans notre vie, autant que cet impact soit positif, non seulement pour nous, mais aussi pour celles et ceux qui rencontrent notre vie. En ce sens, la foi n’est pas plus simple ou plus difficile aujourd’hui qu’autrefois. Elle reste le même combat : celui de la vérité ! Nous n’avons pas à rougir de ce que nous sommes. Je sais bien qu’il est de bon ton de tourner en ridicule l’Eglise, ou de ramener son histoire à la seule Inquisition ou aux croisades et aux excès qu’elles ont pu entraîner, en oubliant les 18 siècles de christianisme avant la Révolution, et pendant lesquels c’est bien l’Eglise qui s’est occupée de l’école et de l'éducation de tous, c’est bien l’Eglise qui a soigné les malades et les blessés de la vie, c’est bien l’Eglise qui a suppléé l’Etat et comblé ses manques. C’est comme si, finalement, nous reprochions à la 5ème République, les erreurs de la Révolution, avec le règne de la Terreur et les exécutions quelquefois sommaires qu’elle a pu engendrer. Et que dire alors de ce désir à peine voilé de certains bien-pensants qui veulent aujourd’hui éradiquer toute religion de l’espace public au motif que cela peut entraîner des troubles, alors qu’il serait tellement plus simple d’entrer en dialogue vrai avec elles ! Mais ce serait peut-être déjà trop pour certains, et admettre la vanité de la prétention des Lumières à éclairer à elles-seules l’Humanité, délivrée ainsi de tout Dieu. Cette persécution soft qui ne dit pas son nom n’en est pas moins redoutable et dangereuse que les persécutions ouvertes que connaissent nos frères en Orient. 
 
A la suite des Apôtres, nous avons à savoir qui nous sommes et ce que nous sommes. Par Jésus, mort et ressuscité pour nous, et par le sacrement du baptême qui nous a configurés à lui, nous sommes fils et filles de Dieu, frères et sœurs de ce Christ qui invite tout homme à un nouvel horizon dans sa vie. Cet horizon, c’est la vie avec Dieu pour toute éternité. Cet horizon s’ouvre à celles et ceux qui, comme les premiers croyants, mettent leur vie en conformité avec leur foi. Nous ne pourrons jamais cesser de méditer cet extrait des Actes des Apôtres, parce qu’il nous dit ce vers quoi nous devons tendre ; il nous dit ce que pourrait être la vie en communauté si l’esprit du Ressuscité animait chacun de ses membres. Il nous dit la puissance de la résurrection à  l’œuvre dans de simples vies d’hommes. Il nous dit ce que peut la puissance de l’Amour. 
 
Avec les Apôtres, nous avons à accueillir cette nouveauté et laisser le Christ déverrouiller les portes de nos vies. C’est dehors qu’il nous attend ; c’est dehors qu’il nous précède ; c’est dehors qu’il faut le chercher et l’annoncer. Sortons et vivons, sans crainte, sans gêne et sans honte. Amen.

dimanche 5 avril 2015

Saint Jour de Pâques - 05 avril 2015

De simples signes pour dire l'impossible !




On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. J’imagine sans peine ce que Marie-Madeleine a pu vivre en se rendant au tombeau de très bonne heure et en le découvrant, non seulement ouvert, mais encore vide. Dans son cri lancé aux disciples, s’entend tout son désarroi. A l’impensable (la mort infâmante de celui qui faisait le bien là où il passait et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable), à l’impensable donc s’ajoute l’abject : on aurait enlevé le corps de Jésus. Que ce soit chez saint Marc dont nous avons entendu l’Evangile au cours de cette nuit, ou que ce soit chez saint Jean, ce matin, la même difficulté ressort : il semble impossible de croire à l’impossible ! Jésus est mort, il a été mis au tombeau. Si ce matin il n’y est plus, c’est qu’on a volé son corps. Que voulez-vous : un mort + un tombeau vide = on l’a enlevé. 1 + 1 = 2. Il ne peut en être autrement. C’est d’une précision quasi scientifique ! Il n’y a pas d’autre explication possible pour Marie-Madeleine. 
 
Observons alors Pierre et Jean qui vont de ce pas, et en courant, vérifier les dires de Marie-Madeleine. Sont-ils déjà en train de se remémorer certaines paroles de Jésus, lorsqu’il leur a annoncé sa mort et sa résurrection ? Ou vont-ils juste vérifier que le chagrin de Marie-Madeleine ne l’a pas induite en erreur ? Serait-il possible qu’elle se soit trompée de tombe, par exemple ? Ils arrivent sur place, et trouvent les choses comme annoncées : un tombeau ouvert, vide, et des linges bien posés, le suaire bien roulé à sa place.  Les deux voient la même chose, mais d’un seul il est dit : il vit et il crut. Pour l’un, c’est sans doute un mystère encore ; pour l’autre, une évidence : personne n’a enlevé le corps de leur Seigneur, il est ressuscité ! L’impossible s’est produit ! Dieu, qui a été particulièrement silencieux durant le procès de Jésus, parle avec éclat dans de simples linges, simples signes pour dire l’extraordinaire : la mort est vaincue par la vie. Comme le chante la séquence de Pâques, la mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne. Cela ne s’explique pas ; cela se découvre, cela se voit dans des signes, cela se croit. Tout est possible à Dieu, même faire mourir la mort alors même qu’elle pensait avoir triomphée par le bois de la croix. L’arbre de mort devient arbre de vie ; et la tombe devient le berceau de cette nouvelle vie. Désormais, Jésus n’est plus à chercher chez les morts ; il est à chercher du côté de la vie ; il est à trouver là où les hommes font triompher la vie. C’est par lui, le Ressuscité, et à sa suite, que les hommes peuvent faire triompher la vie. 
 
Nous n’aurons rien d’autre que les mêmes signes (un tombeau ouvert, des linges rangés) et le témoignage des disciples pour fonder notre foi en celui qui a vaincu la mort. Pas plus aujourd’hui qu’hier, nous ne pouvons attendre de manifestation extraordinaire. Jésus nous a tout donné de son vivant. Sa Parole, à laquelle s’ajoute pour nous la parole des Apôtres qui ont rencontré Jésus ressuscité, doit suffire à fonder notre foi. Celui qui a passé en faisant le bien continue de passer au milieu de nous en faisant le bien. En devenant à notre tour ses disciples, nous devenons ses instruments, et l’Eglise, le sacrement de sa présence au monde de notre temps. Il ne peut être présent aujourd’hui que s’il est vraiment ressuscité. L’Eglise ne nous invite pas à suivre un mort, mais celui qui a vaincu la mort, celui qui est toujours vivant, et qui vit à travers nous, et qui rejoint les hommes de notre temps à travers nous, à travers notre témoignage, à travers le bien que nous pouvons leur faire. 
 
Face au mystère de la résurrection et aux signes laissés, plusieurs attitudes sont possibles : il y a ceux qui, à l’exemple de Marie-Madeleine, cherchent une explication plausible. Certains, à l’image de Jean, voient et croient, presque instantanément. D’autres, à l’image de Pierre, ont besoin de plus de temps. Mais tous sont invités à la même foi, au même témoignage d’amour. Si le Christ est ressuscité, nous devons rechercher les réalités d’en-haut. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une petite vie médiocre, tournée seulement vers les réalités de la terre. Nous devons regarder plus haut, agir plus grand, pour le bien de tous. Puisque le Christ n’a pas été retenu dans l’endroit confiné de son tombeau, nous ne pouvons pas rester confinés dans le tombeau d’une vie uniquement terrestre. A notre tour, sortons de nos étroitesses, ouvrons-nous à la vie en grand, à la suite de Jésus, Christ et Seigneur. Il est ressuscité pour que nous puissions vivre ; il est ressuscité pour nous ouvrir le chemin de la vie avec Dieu, en Dieu pour toujours. C’est à cette hauteur que nous veut Dieu ; c’est à cette hauteur que nous devons vivre. 
 
Le mystère de la résurrection ne concerne pas uniquement Jésus. Il impacte profondément notre vie et notre manière d’aborder le monde. Malgré les difficultés que nous pouvons rencontrer, nous devons croire que la vie aura désormais toujours le dernier mot, nous devons vivre avec cette certitude que rien ne peut nous atteindre si nous gardons les yeux fixés sur Jésus Christ. Céder à la peur face à l’avenir, céder au pessimisme ambiant, c’est enfermer à nouveau le Christ dans son tombeau, c’est refuser d’accueillir la puissance de vie qu’il a délivré. Et cela ne se peut, car Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Alléluia.
 
(Dessin de Jean-Yves DECOTTIGNIES, in Mille dimanches et fêtes, éd. Les Presses d'Ile de France)